A l’affiche cette semaine

Le 29/02/2012

Les Infidèles

Genre : Film à sketchs

Un film réalisé par

JEAN DUJARDIN & GILLES LELLOUCHE

EMMANUELLE BERCOT

FRED CAVAYE

ALEXANDRE COURTES

MICHEL HAZANAVICIUS

ERIC LARTIGAU

Écrit par

JEAN DUJARDIN

GILLES LELLOUCHE

STEPHANE JOLY

PHILIPPE CAVERIVIERE

NICOLAS BEDOS

Durée : 1h48

Avec : Jean Dujardin, Gilles Lelouche, Manu Payet, Alexandra Lamy, Sandrine Kiberlain, Géraldine Nakache, Guillaume Canet

Synopsis : l’infidélité masculine et ses nombreuses variations, vues par 7 réalisateurs.

Notre critique

C’est en regardant la pochette d’un DVD des « Infiltrés » de Martin Scorcese que Jean Dujardin a eu l’idée du titre de son film. Avec Gilles Lelouche, il décide de convoquer 7 réalisateurs autour de plusieurs petits scénarios dans lesquels les deux comparses seront amenés à jouer différents personnages. L’idée ; se faire un film sur-mesure, et travailler avec des « potes ».

Pari réussi : le film enchaîne les portraits d’infidèles notoires, voire addicts. Les personnages sont attachants, parfois pathétiques, souvent drôles. Les acteurs sont justes, et les seconds rôles ajoutent à la qualité du film, notamment un Guillaume Canet exceptionnel en premier de la classe faux-jeton, Manu Payet euphorisant en sado-maso adepte du troisième âge, et Alexandra Lamy on ne peut plus crédible en épouse torturée.

Sans cahier des charges, les réalisateurs sont libres d’imposer leur « patte » sur leur court-métrage respectif ; le film alterne entre comédie burlesque et drames personnels, servis par un montage délicat et subtil.

Interview

Comment ce projet est-il né ?

Jean : C’est une conjonction d’envies et d’idées que j’avais depuis longtemps. Je voulais faire un film à sketchs, parce qu’il permet une grande liberté dans un format cinéma. Le thème de l’infidélité me semblait quant à lui un terrain de jeu passionnant pour une comédie adulte. Je voulais enfin faire un film « de potes » en conviant des amis réalisateurs et acteurs autour de ce projet.

Gilles : Quand Jean m’a parlé de ce film, j’ai immédiatement été très enthousiaste. On avait envie depuis longtemps de faire quelque chose à deux, et c’était l’occasion.

Comment avez-vous choisi les réalisateurs et les acteurs du film ?

Gilles: Dès le début du projet, nous avions décidé de ne pas tout réaliser nous-mêmes, parce que la charge était trop lourde et qu’on aime bien se laisser guider sans trop travailler ! Nous avons choisi les réalisateurs à la fois par affinité et pour ce qu’ils pouvaient apporter aux histoires ; nous avons proposé à chacun le scénario qui correspondait le mieux à leur univers.

Jean : Pour les acteurs, on avait déjà une idée précise de ceux qu’on voulait voir, parce que ce sont des gens que nous apprécions dans la vraie vie; Sandrine Kiberlain, par exemple, est quelqu’un de très drôle, et j’avais envie de lui faire jouer ce rôle comique. Pour Géraldine Nakache, c’est Alexandra, ma femme, qui m’a dit quand elle a lu le scénario « ça c’est un rôle pour Géraldine ! ». La seule actrice que nous avons « castée » est Clara Ponsot, qui joue Inès dans « Lolita ».

N’avez-vous pas eu peur des réactions en traitant un sujet aussi délicat que l’infidélité ?

Gilles : Le but était d’exploiter les situations, pas de débattre. Nous n’avons pas fait ce film pour créer la polémique. Notre objectif, c’est surtout de ne jamais refaire ce qu’on a déjà fait ; choisir des scripts en fonction de leur succès potentiel et pas en fonction du plaisir qu’on va prendre à les jouer, ce serait le meilleur moyen de s’ennuyer et de devenir très ennuyeux.

Jean : On a profité du fait d’être « bankables » pour monter un projet personnel du début à la fin, en assumant tout, notre bon comme notre mauvais goût !

La tournage a-t-il été aussi particulier que la conception et l’écriture du film ?

Gilles :  Nous tournions les films les uns à la suite des autres, et Jean et moi étions pratiquement toujours ensemble sur le plateau. Chaque réalisateur s’inquiétait de ce qu’avaient fait les autres, et cela créait une pression positive qui a servi le projet. Je trouve que dans le film l’énergie, la volonté de faire le mieux possible et le plaisir des réalisateurs transparaissent.

Jean : Chaque lundi, on redémarrait avec un autre metteur en scène, ailleurs, dans un autre endroit, avec des personnages différents ; c’était tout sauf ennuyeux !

Qu’est-ce que ce film représente pour vous aujourd’hui ?

Jean : Les Infidèles m’a rappelé à quel point j’adore lancer des projets, fédérer, amener des gens. Mais je n’ai pas spécialement envie de réaliser. Ce film restera sans doute un des grands moments de ma carrière, joyeux, libre, différent, partagé avec des potes qui ont du talent. J’ai très envie de recommencer !

Ce film me permet aussi de proposer autre chose, de ne pas me cantonner à être « The Artist » ; je ne veux pas me laisser enfermer dans une image figée, je veux toujours surprendre, quitte à me brûler les ailes.

Gilles : Le film a confirmé mon envie de réaliser et ma complicité avec Jean. Grâce à l’énergie et à l’implication de tous, le résultat final est au-delà de nos espérances. Je me vois bien faire un film avec Jean tous les trois/quatre ans, comme un rendez-vous

Par Constance Dubois


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