Six étudiants de médecine en mission à Madagascar

C’est un projet solidaire porté par six étudiants de la fac de médecine Henri Warembourg à Lille. L’objectif : récolter des fonds pour créer des infrastructures dans une région de Madagascar. Motivés, ils mettent tout en œuvre pour démarcher des organismes. Avant le grand départ là-bas, à la mi-juin, pour finaliser leur projet.

L'équipe de la mission Madagascar 2019 (de gauche à droite) : Benjamin, Laurie, Déborah, Ewa, Nancy et Tanguy.

L’équipe de la mission Madagascar 2019 (de gauche à droite) : Benjamin, Laurie, Déborah, Ewa, Nancy et Tanguy. Tous sont étudiants en médecine à Lille.

C’est une jeune équipe soudée. Six étudiants de la faculté de médecine Henri Warembourg de Lille resteront unis pour la vie. Benjamin, Déborah, Ewa, Laurie, Nancy et Tanguy, tous âgés entre 18 et 21 ans, se sont lancés dans la mission « Ensemble pour Madagascar 2019 ». « C’est un projet solidaire, organisé par l’association de notre faculté, « la Goutte d’eau », qui a pour objectif de créer une classe de 3e et rénover un pont qui s’est effondré il y a peu », définit Déborah, la responsable.

Un esprit solidaire

Ce projet a vu le jour il y a six ans. « En fait, ce devait être la dernière année, précise Ewa. Mais le correspondant local, le père Christophe, a signalé qu’il y avait encore des besoins sur place, en termes d’infrastructures. » Voilà pourquoi le projet n’a pas été enterré. Au contraire ! « Nous avons tous passé un entretien de motivation pour intégrer la mission, détaillent Nancy et Laurie. À l’origine, on ne se connaissait pas, mais on a vite créé un très bon état d’esprit de groupe. » Un point important pour mener à bien un projet solidaire.

Et ce dernier avance. « Nous avons monté un dossier pour démarcher des organismes afin de récolter des fonds, précise l’équipe. Nous avons sollicité la CAF et le CROUS, et nous avons fait des demandes auprès de plusieurs mairies. Les décisions n’ont pas encore été prises. Début 2019 normalement. » L’objectif est d’atteindre les 19 200 euros. Pour y parvenir, « nous organisons aussi des événements en partenariat avec des entreprises », reprend Déborah.

Des perspectives d’avenir

Chacun des membres du groupe découvre réellement l’envers du décor d’un projet solidaire : monter un dossier, démarcher des organismes, lever des fonds… Mais tous soulignent l’expérience que ça va leur apporter. « Avant cette mission, j’étais déjà engagé auprès des réfugiés à Calais, ma ville d’origine. Je suis heureux de poursuivre dans ce sens. Ce projet va beaucoup nous apporter sur le plan humain et culturel », note Tanguy, le cadet de l’équipe. « Vivre cette expérience va nous permettre de grandir. Je m’en souviendrai toute ma vie », ajoute Ewa, dont le projet « clair et précis » est de devenir urgentiste.

Cette mission est une forme de prélude pour Benjamin, l’autre garçon du groupe : « J’hésite encore à poursuivre en tant que médecin généraliste ou urgentiste, mais j’ai très envie de travailler dans l’humanitaire. Quand j’ai entendu parlé de ce projet, j’ai immédiatement sauté sur l’occasion. »

Départ à l’été prochain

Le 16 juin, ce sera la date du grand départ pour l’équipe. Quatre semaines à Vohimasina, dans le sud-est de Madagascar, avec quelques jours de stage dans un hôpital local, « ce qui va nous permettre de découvrir les problématiques sur place, remarque Benjamin. Les maladies auxquelles les médecins doivent faire face, les moyens matériels qu’ils ont à disposition et les techniques qu’ils utilisent. »

En attendant la mi-juin, l’équipe doit poursuivre son travail pour trouver des financements. Sans négliger les études de médecine, qui prennent déjà une très grande place dans leur quotidien.


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