Pollution de l’air : plusieurs événements pour comprendre l’ampleur du problème

Mercredi 19 septembre, c’est la quatrième édition de la Journée nationale de la qualité de l’air. Plusieurs conférences jalonneront la journée et la semaine. Le but : informer sur la pollution atmosphérique.

Pour Fabrice Nesslany, chef du service toxicologie à l’institut Pasteur de Lille, « On va peut-être au devant de problèmes sanitaires qu’on ne soupçonne pas. »

Pour Fabrice Nesslany, chef du service toxicologie à l’institut Pasteur de Lille, « on va peut-être au devant de problèmes sanitaires qu’on ne soupçonne pas. »

Aérer son logement pendant dix minutes, trois à quatre fois par jour, déposer les branches d’arbustes taillés au lieu de les brûler, faire du covoiturage… Avec ces quelques gestes – et bien d’autres – vous pouvez atténuer la pollution de l’air. Le thème sera plus largement abordé à partir de mercredi 19 septembre, à l’occasion de la quatrième édition de la Journée nationale de la qualité de l’air. Plusieurs événements (à retrouver sur notre carte interactive, ci-dessous) émailleront la semaine. Le but : informer sur la pollution de l’air.

Un sujet majeur de santé publique

Pour Fabrice Nesslany, chef du service toxicologie à l’institut Pasteur de Lille, le sujet est « tellement complexe qu’on ne s’y intéresse pas ». Pourtant, il regorge d’idées reçues (lire ci-dessous). Et il est un sujet majeur de santé publique. « La situation est grave, poursuit le cadre de l’institut Pasteur. On va peut-être au devant de problèmes sanitaires qu’on ne soupçonne pas. » La pollution de l’air causerait la mort prématurée de sept millions de personnes dans le monde par an. Elle serait également responsable d’une baisse du quotient intellectuel (QI), d’après une étude chinoise.

La pollution de l’air, l’affaire de tous

L’Association pour la prévention de la pollution atmosphérique (APPA) en fait son combat depuis 60 ans. Pour Nicolas Visez, président de l’antenne des Hauts-de-France, il faudrait d’urgence faire évoluer les mentalités. « C’est un choix de vie, explique cet enseignant-chercheur à l’université de Lille. Aux citoyens de réfléchir. » L’autre message, c’est que le sujet concerne tout le monde. « Nous sommes tous victimes et responsables, insiste Corinne Schadkowski, directrice de l’APPA. Tout le monde peut agir. Encore faut-il l’information. » C’est toute l’utilité de cette Journée nationale de la qualité de l’air.

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Quelques idées reçues

La Journée nationale de la qualité de l’air est l’occasion de balayer quelques idées reçues. En voici quelques-unes, détaillées par l’Association pour la prévention de la pollution atmosphérique (APPA).

  • L’air est pur à la campagne. C’est faux : l’activité humaine (agriculture, etc) et la nature (pollen, méthane…) provoquent de la pollution. La pollution émise en ville ou en zone industrielle peut également être déplacée à la campagne.
  • L’air de la mer est pur. Pas forcément. Les activités portuaires émettent souvent des polluants. Au printemps ou en été, la brise de mer peut aussi en amener sur la côte, en journée.
  • Ce sont les usines et les voitures qui causent la pollution de l’air. En partie. Elles occupent une part importante dans la pollution atmosphérique. Mais elles ne restent que deux lignes d’une liste plus longue : chauffage, agriculture…
  • La pollution n’est grave qu’en cas de pic de pollution. Faux. Une exposition longue à des doses moins importantes de pollution est parfois plus néfaste pour la santé.
  • Chez moi, je suis plus protégé par la pollution. Faux. Tabac, produits d’entretien ou de bricolage, peintures, meubles… autant de sources de pollution dont on ne soupçonne pas l’existence.

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