L’informatique et les nouvelles technologies recrutent en Hauts-de-France

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Portés par le dynamisme de la métropole lilloise labellisée « French Tech » pour la deuxième année de suite, les Hauts-de-France sont au cœur des évolutions et déjà tournés vers les enjeux futurs comme la sécurisation de nos données.

 

Un marché croissant

L’installation du numérique dans notre quotidien a entraîné un processus de dématérialisation (smartphones et tablettes, objets connectés) et dans son sillage l’apparition de nouveaux métiers : infographiste 3D, web designer, level designer, storyboarder, développeur web ou multimédia pour ne citer qu’eux. C’est loin d’être fini puisque pour les quatre ou cinq prochaines années, la moitié des métiers concernés par l’informatique et les nouvelles technologies n’est pas encore connue. Une aubaine pour la jeune génération (Y et Z) qui a grandi et évolué dans le monde des réseaux sociaux et des nouvelles technologies. Dans le domaine informatique où les besoins sont également énormes, la région a la chance d’accueillir l’un des plus gros hébergeurs de sites web et de données : OVH. L’entreprise roubaisienne, créée à la fin des années 90, emploie 1 500 salariés dont 800 dans la région, elle héberge à ce jour 18 millions d’applications et prévoit une augmentation de 50 % de ses effectifs dans les mois à venir. À l’image d’OVH, l’informatique (« IT ») fait partie d’un des secteurs les plus dynamiques. En premier lieu l’informatique de gestion (business intelligence, systèmes de gestion de bases de données) qui centralise 30 % des recrutements.

 

La protection des données, une priorité

Reste à savoir comment sécuriser toutes ces données, c’est l’un des enjeux majeurs de ces prochaines années lorsqu’on sait que 15 % des entreprises dans le monde ont été victimes d’une cyber-attaque au cours de l’année 2015. Licence professionnelle à Maubeuge, un mastère spécialisé à l’IMT Lille Douai (ex Telecom Lille et Mines Douai) en passant par des formations spécialisées comme à Euratechnologies ou Epitech, la filière de la sécurisation des systèmes informatiques et des données s’épaissit. Il faut dire que les besoins en experts, conseillers et surtout ingénieurs sont énormes : « Il y a une pénurie de gens formés », observe Sébastien Claeyssens, chargé de mission à Eurometropolitain e-Campus, organisme de formation continue qui dispense plusieurs  modules liés à la cybersécurité, à Tournai en Belgique. « C’est exponentiel, la problématique grandit, poursuit-il. On le voit dans les médias, TV5 et les grosses enseignes sont attaquées, mais cela s’adresse aussi bien aux grands groupes qu’à la petite PME de cinq personnes où à l’auto-entrepreneur. Vous louez des voitures, vous êtes attaqués, vous pouvez perdre X journées de chiffre d’affaires parce que votre site ne fonctionne plus, or aujourd’hui tout passe par le site. »

 

Jeux vidéo et animation 3D

Si l’informatique se porte bien, que dire alors des jeux vidéo et de l’animation 2D/3D, deux marchés à la croissance exponentielle depuis plusieurs années. En 2015, avec 2,87 milliards de chiffre d’affaires, le jeu vidéo constituait la deuxième industrie culturelle en France, juste derrière le livre. Avec la possibilité de jouer en réseaux, la médiatisation de l’e-sport, l’appartition des jeux sur tablettes et smartphones, le marché français a littéralement explosé entrainant dans son sillage les Hauts-de-France. Grâce à des entreprises comme Ankama (Roubaix), Bigben Interactive (Lesquin) et des pôles d’excellence à la Plaine Image de Tourcoing ou à la Serre Numérique de Valenciennes, la région est reconnue à l’international pour son expertise. Elle abrite également des établissements de formation prestigieux (Rubika, Pôle 3D) qui attirent des étudiants de toute la France pour se former entre autres aux métiers de game designer, programmeur, graphiste. « Il y a aussi de nouveaux métiers qui émergent avec des entreprises qui n’étaient pas forcément spécialisées dans le jeu vidéo et qui font appel à des connaissances similaires pour ce que l’on appelle l’IHM (interface homme-machine), ajoute Franck Letiec, responsable pédagogique chez Rubika Supinfogame, à Valenciennes. Cela signifie que les formations ne sont pas restrictives au marché du jeu vidéo. Et puis il y a aussi de nouveaux modes de jeu, de nouveaux consommateurs avec la réalité virtuelle, depuis un ou deux ans, c’est en train d’exploser. »  À l’instar du jeu vidéo, l’animation 3D se porte aussi très bien avec un savoir-faire français reconnu à l’international qui permet aux jeunes talents de s’exporter à l’étranger.

 

Portrait

Quentin, 3e année à Epitech Lille

quentinParcours
Diplômé d’un bac scientifique, Quentin a décidé de s’orienter vers l’informatique, pour suivre les traces de son père et aussi par passion : « J’aime dans l’informatique cette possibilité de tout pouvoir faire. C’est un milieu facile pour devenir autodidacte. On peut apprendre tout ce qu’on veut quand on veut, c’est un milieu qui évolue constamment. » 

Métier
« J’ai découvert la cybersécurité à travers une association de l’école quand j’étais en première année.  Pour le moment c’est le chemin que je veux suivre, c’est un sujet qui m’intéresse : sécuriser la vie des gens. On est de plus en plus exposés et un jour ou l’autre, on sera tous ciblés par quelque chose. Donc c’est le meilleur moyen pour les protéger.  Ça nous concerne tous comme on a pu le voir avec des films comme Snowden et ce qu’il s’est passé à la CIA. »

Conseils
« La curiosité est primordiale ! Il faut toujours vouloir en savoir plus et avoir envie d’approfondir les choses. Il faut quelques bases, dans le développement notamment, après, il suffit de mettre les mains dedans, comme la mécanique. »

 

En chiffres

• Chaque seconde, une personne en ligne est victime d’une cyber-attaque dans le monde
• L’industrie des logiciels de sécurité enregistre une croissance ininterrompue depuis 2007
2 800 projets de recrutement étaient prévus pour l’année 2016 sur le secteur information et communication dans la région

 

Plus d’infos . . . . . . .

www.zdnet.fr
www.euratechnologies.com
www.lesjeudis.com
remixjobs.com
www.syntec-numerique.fr


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Vos commentaires

  1. Dotnet
    Le 04/05/2012

    La meilleure façon de lutter contre la fuite du cerveau c’est d’augmenter au maximum la motivation des développeurs, d’analystes programmeur.