Luthier

Domaine d'activité : Architecture, arts appliqués, arts plastiques et arts du spectacle
Centre d'interêt :  
Développer vos qualités artistiques
Fabriquer / Réparer les objets
La fonction

Le luthier réalise seul, à la main et maintenant de plus en plus avec des moyens innovants (conception assistée par ordinateur, commandes numériques, caractérisation acoustique des instruments et des matériaux), les instruments à corde à partir de bois communs ou précieux. Il est rare que ces professionnels ne vivent que de la fabrication d’instruments. La plupart des ateliers se consacrent à la restauration d’instruments et au réglage de la sonorité. Au grand regret de ces artisans, qui aimeraient consacrer davantage de temps à leur passion, Ce sont l’entretien, la réparation, la location, l’expertise ou la revente qui assurent l’essentiel du chiffre d’affaires. Cette activité peut en effet représenter les deux tiers de son travail. Elle va du simple réglage, à la restauration d’envergure, et peut porter sur l’instrument d’un débutant comme sur celui d’un professionnel.

La formation

Pour les instruments du quatuor : le lycée de Mirecourt prépare à un DMA Lutherie en trois ans avec un recrutement très sélectif, sur dossier et examen, au niveau bac. Cette formation s’effectue à temps plein. Pour la guitare : l’Institut Technologique Européen des Métiers de la Musique (Itemm) et le Lycée de Bédarieux préparent au CAP des métiers d’art d’assistant technique en instruments de musique option guitare (réparateur) et au Brevet des métiers d’art de technicien en facture instrumentale option guitare qui pourra permettre de devenir luthier en guitare acoustique et électrique sur la durée. Ces diplôme se préparent en apprentissage (alternance école – entreprise pendant deux ans pour le CAP et 2 ans pour le BMA) ou à temps plein (1 an pour le CAP, il n’existe pas de formation à temps plein pour le BMA). À noter que l’expérience s’acquière pour beaucoup aux côtés de professionnels, notamment lors de stages.

La remunération

Un jeune luthier démarre souvent avec le SMIC . Ensuite, sa rémunération, tout en restant modeste, évolue en fonction de la taille de l’atelier, de sa réputation et de sa vocation principale. Un violon artisanal peut coûter de 5 000 à 9 000 euros, un violoncelle le double. Plus de 60% de son salaire peut provenir du travail d’entretien et de réparation, ce qui rend le revenu difficile à évaluer.

Les conseils

Le luthier a un sens musical et esthétique développé. La pratique du violon ou d’un autre instrument à cordes « frottées » est souhaitable, même si le luthier n’a pas besoin d’un niveau « académique » élevé. Autres qualités incontournables : patience, habileté et bonne connaissance des bois, car de ces qualités dépend en grande partie la sonorité finale de l’instrument.
Une bonne oreille, acquise en allant très souvent à des concerts, est indispensable pour accorder les instruments. La mémoire visuelle ainsi que les connaissances historiques et la culture professionnelle constituent les bases de l’expertise.
Les professionnels conseillent de travailler six à huit ans chez un maître-artisan pour acquérir les bases du métier, se perfectionner, élargir ses compétences, et se faire connaître.

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