Educateur de la protection judiciaire de la jeunesse

Domaine d'activité : Social
Centre d'interêt :  
Etre en contact avec les autres
Convaincre vos interlocuteurs
La fonction

Fonctionnaire du Ministère de la Justice, il est mandaté par un juge d’instruction pour assurer le suivi éducatif de jeunes (moins de 20 ans) confrontés à la justice. Il s’occupe soit de mineurs mis en danger par leur situation familiale ou par des parcours de vie chaotiques, soit d’adolescents de 13 à 18 ans prenant la voie de la délinquance ou déjà condamnés. Il a notamment pour mission d’évaluer la situation sociale et professionnelle du jeune afin de proposer des solutions appropriées au juge, de mettre en oeuvre l’exécution des décisions de justice, de reconstituer les liens entre le jeune, sa famille et la société, mais aussi d’élaborer avec lui un projet éducatif lui permettant de se réinsérer dans la société. Il travaille dans des foyers d’hébergement, des centre éducatifs fermés ou dans les services éducatifs auprès des tribunaux (SEAT).

La formation

Le recrutement se fait sur concours. Il faut être titulaire du DEES (diplôme d’Etat d’éducateur spécialisé qui se prépare dans un Institut Régional du Travail Social) ou d’un diplôme niveau bac+2 avant de pouvoir y prétendre (soit en psychologie, sociologie, sciences de l’éducation ou même en droit). Il est aussi possible de passer le concours après avoir fait valider une expérience professionnelle significative. La formation, qui dure 2 ans (1 pour les DEES), est assurée par le Centre national de formation et d’études de la PJJ, situé en région parisienne. Elle est rémunérée mais, en contrepartie, le diplômé doit s’engager pour 5 ans auprès de l’État.

La remunération

Elle varie de 1586 € net à 2418 € net, en fonction du grade et bien sûr de l’ancienneté. Ce salaire comprend les indemnités de fonction.

Les conseils

Ce métier demande d’être soi-même irréprochable ! Il faut savoir garder la maîtrise de soi en toutes circonstances. L’éducateur PJJ est avant tout un pédagogue, à l’écoute de ses interlocuteurs : humain et ferme, il doit constituer un repère stable pour le jeune en difficulté. C’est aussi un homme (ou une femme) de terrain : il est en permanence amené à rencontrer les jeunes dont il a la charge, mais également tous les acteurs de son projet éducatif. Enfin, c’est un rédacteur, qui doit rendre compte par écrit du travail effectué grâce à des notes et des synthèses destinées aux magistrats.

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