Avocat en droit de la propriété intellectuelle : un métier d’avenir !

Le métier d’avocat en droit de la propriété intellectuelle est en plein essor. Les nouvelles technologies y sont pour beaucoup. Rencontre avec Maître Florent Pinchon qui vient tout juste de prêter serment et qui nous explique sa nouvelle vie d’avocat en cabinet spécialisé.

Avocat - Florent Pinchon

Le sourire aux lèvres, Florent Pinchon a de quoi être heureux. Le jeune homme de 28 ans vient en effet de prêter serment à la Cour d’appel de Douai. Il est officiellement avocat ! « La cérémonie est très institutionnelle et solennelle mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi émouvant », confesse le tout nouveau Maître au barreau de Lille.

Son parcours

Pour en arriver là, le jeune homme originaire de Saint-Quentin, dans l’Aisne, a effectué une licence de droit à l’Université Picardie Jules Verne (UPJV) d’Amiens. « J’ai ensuite poursuivi en Master 1 droit privé. Avant de partir à l’Université de Lille pour le Master 2 droit de la propriété intellectuelle », qui n’était pas proposé à Amiens. Une fois son Master bouclé, l’étudiant a choisi de faire un stage au centre de recherche et développement de Danone. « J’ai ainsi pu ajouter une belle corde à mon arc en voyant ce qu’étaient les problématiques internes d’une entreprise. Et j’avais aussi plus de temps pour me préparer au concours. » Une épreuve écrite puis un oral, que Florent a réussi, lui ont ouvert les portes de l’IXAD, l’école des avocats de Lille, pour deux ans, à l’issu de laquelle il a obtenu son Certificat d’aptitude à la profession d’avocat (CAPA).

Qu’est-ce que la propriété intellectuelle ?

Désormais intronisé, l’homme de loi travaille aujourd’hui pour Jurisexpert, un cabinet lillois spécialisé dans le droit de la propriété intellectuelle et des nouvelles technologies. Pour expliquer simplement, « la propriété intellectuelle regroupe la propriété littéraire et artistique qui touche aux œuvres de l’esprit, et la propriété industrielle qui couvre les brevets déposés par les entreprises, les marques commerciales, les noms de domaine… »

Cet aspect du droit a pris une place capitale depuis quelques années, notamment avec l’émergence des nouvelles technologies. « Le RGPD (ndlr Règlement général sur la protection des données) a bouleversé notre activité. Beaucoup d’entreprises, particulièrement des PME, nous sollicitent pour se mettre en conformité avec la loi », remarque Florent.

Son métier

Sa mission ? « Elle est vaste. Je n’ai pas de journée type. C’est avant tout de l’organisation. Gérer les obligations du quotidien et les urgences, en hiérarchisant les tâches. Je peux aller en audience, prendre des rendez-vous clients… J’apporte également des conseils aux entreprises, je les accompagne dans leur projet et je les assiste en cas de contentieux. J’effectue aussi un gros travail de veille juridique, en me tenant au fait des dernières décisions de justice, lois et réglementations, en suivant l’actualité de près, en m’informant sur tout ce qui concerne le débat public. Les technologies, que ce soit l’intelligence artificielle (IA) ou les objets connectés, évoluent très rapidement. Je dois m’intéresser aux problématiques que cela entraîne sur les libertés, l’impact sociologique, la santé publique… »

En outre, le monde juridique est en plein changement. « À une époque où l’on évoque de plus en plus la dématérialisation de la justice, nous nous devons d’être acteur de cette transition. Accompagner cette mutation et effectuer un travail d’information auprès des clients », souligne Florent qui n’est pas encore reconnu comme expert en droit de la propriété intellectuelle. « On ne peut acquérir la spécialisation qu’au bout de quatre ans d’exercice. Je la passerai dès que je le pourrai. »

Sous le statut de profession libérale, le jeune avocat ne traite, pour le moment, que les dossiers de son cabinet, qui lui verse, en contrepartie, une rétrocession sur les honoraires. Mais à termes, « je n’exclus pas la possibilité de me créer et de développer ma propre clientèle. »

Une passion

À sa manière d’évoquer son parcours, on peut sentir la passion qui anime Florent. Il aime clairement ce qu’il fait et a quelques conseils à donner à ceux qui ambitionneraient de devenir aussi avocat : « Être curieux et ouvert d’esprit, c’est essentiel ! Après, il faut être rigoureux et avoir un grand sens des responsabilités. On ne peut pas se permettre de louper une échéance. C’est sérieux et les conséquences peuvent être graves. Cela étant dit, chacun peut trouver son compte dans le métier d’avocat, en fonction de ses centres d’intérêt et de ses sensibilités. C’est une profession humaine, ouverte sur tous les sujets. »

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