Rencontre avec Christophe Coulon, vice-président  du Conseil régional en charge de l’apprentissage et de l’artisanat.

 

Christophe Coulon

Quel regard portez-vous sur l’apprentissage ?
Je porte un regard plein d’enthousiasme mais empreint d’interrogations. Depuis la mise en œuvre du plan apprentissage dans notre région, nous enregistrons une hausse de 5% des apprentis. Début janvier on compte 35 389 apprentis. Ce qui est une bonne nouvelle. Cependant, le projet de réforme de l’apprentissage du gouvernement pose question.                                            

Récemment, le gouvernement indiquait vouloir transférer la compétence de l’apprentissage des Régions aux branches professionnelles, votre réaction ?
Les branches, sauf exception, ne sont pas véritablement structurées pour piloter territorialement les CFA. La Région, en revanche, de par ses compétences générales en matière de développement économique, a un rôle central. Par ailleurs, nous entretenons des liens étroits avec tous les acteurs de la formation professionnelle : fédérations, organismes de formation, enseignement supérieur… et surtout nous disposons d’une analyse approfondie des besoins en compétences par bassin d’emploi.

Vous travaillez sur une carte régionale des formations plus adaptée, c’est à-dire?
La Région œuvre pour faire de l’apprentissage un outil de formation réactif et adapté aux besoins des entreprises et des territoires. L’élaboration de la carte régionale de l’apprentissage a une dimension territoriale considérable. Parce que certains jeunes sont peu mobiles et qu’il est nécessaire d’avoir un positionnement géographiquement équilibré pour éviter que les formations se cannibalisent par exemple.

Que pensez-vous des propositions du gouvernement sur la réforme de l’apprentissage ?
Le gouvernement fait le pari de mettre l’entreprise au cœur du dispositif de l’apprentissage. La Région est prête à s’engager à 100% en faveur de ce pari car le rôle du Conseil régional est d’accompagner les entreprises et développer l’emploi. Dès février, j’ai rencontré les branches et leur ai proposé que nous commencions à travailler dès maintenant sur la mise en œuvre de cette future réforme sans attendre qu’elle ne soit adoptée par le Parlement.

 


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