Erasmus : 25 ans déjà

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Plus de 30 000 Français bénéficient chaque année du programme Erasmus.

En une décennie, le film de Cédric Klapisch «L’Auberge espagnole» est devenue le symbole de la mobilité étudiante. Il a bercé toute une génération d’Erasmusiens et a même suscité des envies d’ailleurs chez les plus réfractaires. Elsa, 21 ans en master1 Droit public à lille2 n’étaient pas très enthousiaste lorsque son professeur de droit européen lui conseille à la fin de sa Licence3 de partir étudier un semestre à l’étranger. «J’avais déjà en tête l’idée de me spécialiser en droit et administration publique, partir à l’étranger ne me semblait donc pas compatible avec mon projet professionnel» plaide-t-elle. Son professeur lui suggère de visionner le célèbre film de Klapisch «L’Auberge Espagnole a été un facteur déclencheur, au delà du film ce qui m’a convaincue c’est le bénéfice humain et l’opportunité de se confronter à d’autres cultures» analyse l’étudiante en droit. Comme Elsa, en 2011, plus de 30 000 étudiants français ont effectué un séjour d’études ou un stage dans l’un des trente-trois pays partenaires d’Erasmus.

 

Charte Erasmus

En France, près de 700 établissements français sont titulaires de la Charte universitaire Erasmus et ont engagé des actions de coopération universitaire. La zone de couverture d’Erasmus concerne les vingt-sept pays membres de l’Union européenne et s’étend également à l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Turquie. Le programme emblématique d’éducation de l’Union européenne, peut se targuer depuis sa création en 1987 d’avoir fait voyager plus de 2 millions d’étudiants en Europe. Erasmus permet chaque année à plus 200 000 étudiants d’étudier et de faire un stage à l’étranger. Si le programme Erasmus et le programme Leonardo sont les plus connus, il existe d’autres programmes permettant aux étudiants de partir étudier à l’étranger : APUI (agences de placement universitaire internationales), Erasmus Mundus (master internationaux), CREPUQ (Québec), MICEFA (Amérique du Nord), ISEP (Etats-Unis)…

 

Anticiper son départ

Les programmes d’échanges, à l’image d’Erasmus ont de quoi séduire : gratuité des frais de scolarité, garantie de la reconnaissance des unités d’enseignement obtenues, apport linguistique, immersion totale dans un pays étranger et occasion de vivre une expérience unique… Un conseil : informez-vous rapidement auprès du service des relations internationales de votre établissement, car un départ se prépare au minimum six mois voire un an à l’avance !. «Il faut déposer sa candidature le plus tôt possible à cause du nombre de places limité », insiste Myriam Courco, responsable du Service Relations Internationales de l’Université du Littoral Côte d’Opale. «Dès la seconde année de licence, l’étudiant doit se renseigner sur les possibilités de bourses : Erasmus (160€), Blériot du Conseil Régional (389€)… sur les destinations et sur les programmes offerts dans les différentes universités. Pour ceux qui souhaitent partir aux États-Unis, la réussite au TOEFL est obligatoire».

 

Choix de l’université d’accueil

Partir étudier à l’étranger est sans conteste l’occasion de vivre une aventure hors du commun. Il ne faut pas pour autant perdre de vue l’objet principal du voyage : valider ses crédits ECTS. «Avant son départ l’étudiant valide son programme pédagogique avec un enseignant coordinateur de sa composante. Il s’agit d’un véritable contrat d’études signés par l’université à laquelle vous appartenez et l’université d’accueil. Cette étape est indispensable pour le succès à l’examen, la reconnaissance du diplôme au retour et éviter les désagréments sur place» explique Laure Barreteau, du Service des relations internationales de Lille 1. N’hésitez pas à contacter les étudiants déjà partis l’année ou le semestre précédent pour glaner des conseils et optimiser votre séjour une fois sur place.

 

Erasmus menacé ?

Le programme européen star, permettant aux étudiants de partir étudier quelques mois dans un autre pays d’Europe serait-il menacé par restrictions budgétaires européennes ? Rassurez-vous même si en effet, la fin d’année 2012 laissait présagez le pire, le dispositif reste sauf ! Le budget du programme Erasmus qui s’élève à 480 millions d’euros cette année (pour 270 000 étudiants) sera effectivement honoré par l’Europe. En revanche quid du vote du budget pour la période 2014-2020. Un nouveau programme prévoit par ailleurs de fondre dans un seul dispositif les sept programmes de mobilité actuels avec un budget multiplié par deux.


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