Bientôt un nouveau système de licence dans trois universités des Hauts-de-France

Décrocher sa licence en deux ans ou quatre ans, suivre à distance un cours spécifique dispensé dans une fac voisine… ce sera bientôt possible à l’université d’Artois, du Littoral et de Picardie. Ce trio va instaurer un nouveau système pour valider sa licence. Début en 2020.

À l'université de Picardie, comme à l'université d'Artois et celle du Littoral, les licences seront refondues.

À l’université de Picardie, comme à l’université d’Artois et celle du Littoral, les licences seront refondues. @Université de Picardie Jules-Verne

Les cours dans des amphis bondés devant un professeur qui débite son cours ? Un cliché de moins en moins vrai. La licence dans son format de six semestres ? Bientôt un lointain souvenir dans les universités d’Artois, du Littoral et de Picardie. En 2020, ce trio concrétisera son projet de licence compétences en réseau (LCeR). En clair, il refondra le système et les modalités pour décrocher le diplôme. Le but : améliorer la réussite en licence.

La fin des unités d’enseignement

La formation ne sera plus découpée en semestres et en unités d’enseignement (UE) mais en blocs de compétences. « Il n’y aura plus de différences entre la licence généraliste et la licence professionnelle, complète Sabine Duhamel, vice-présidente en charge de la formation à l’université du Littoral. Mais la recherche de stages sera toujours possible. »

Une durée à choisir

Avant de s’engager en licence, l’étudiant signera un contrat d’études. Il choisira la durée de sa formation (deux, trois ans, quatre ans voire plus ?) ou comment il validera ses blocs de compétence (cours en direct ou par visioconférence, formation à distance, en situation professionnelle…). Il sera épaulé par des enseignants et des conseillers d’orientation. « Le contrat d’études pourra évoluer au fil du temps », précise Christophe Bident, vice-président en charge de la formation à l’université de Picardie.

Un public plus large

Le projet présente un double avantage. Les universités pourront brasser un public plus large, allant du lycéen aux salariés. « S’il le souhaite, un lycéen pourra valider des compétences numériques ou linguistiques », illustre Sabine Duhamel. Les salariés pourront quant à eux se former tout au long de leur vie, « à leur rythme ».

L’autre avantage, c’est qu’on pourra compléter sa formation avec des cours qui ne sont pas dispensés dans son université. « On aura la possibilité d’étudier les modules qui existent dans la fac voisine », ajoute Christophe Bident.

Recrutements à venir

Toutes ces démarches nécessiteront « un gros travail d’accompagnement ». Une mission qui fera partie des nouvelles prérogatives des enseignants. « Ils auront des décharges, c’est prévu dans le budget », fait savoir Christophe Bident. De nouvelles personnes (ingénieurs pédagogiques, techniciens audiovisuels, conseillers d’orientation) seront recrutées pour grossir les équipes.

Mise en place entre 2020 et 2028

La LCeR va progressivement s’immiscer sur les quinze sites universitaires. Le changement sera amorcé dans les licences physique-chimie, en 2020. Avant de trouver son prolongement dans les formations en sciences, technologies et santé (STS) en 2023 ; en sciences humaines et sociales (SHS) en 2024 ; en arts, lettres et langues (ALL) en 2026 ; en droit, économie et gestion en 2028.

Une enveloppe de 12,5 millions d’euros sur dix ans

Tous ces changements seront financés par une enveloppe de 12,5 millions d’euros, qui sera attribuée par le gouvernement sur dix ans. Le trio d’universités a répondu à l’appel à projets « Nouveaux cursus à l’université ». Le projet de LCeR a obtenu le troisième financement le plus élevé.


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