Sur Parcoursup, la longue attente d’une candidate

shutterstock_777948310

Photo d’illustration.

 

Après son BTS, Mélanie (1) souhaitait se réorienter vers une première année en licence d’arts plastiques. Pour l’instant, elle a reçu un retour positif pour intégrer l’École supérieure d’art (ESA) Dunkerque-Tourcoing mais elle se trouve toujours sur liste d’attente pour son vœu préféré. Récit d’une longue attente.

 

178 631. C’est le nombre de candidats sur Parcoursup à ne toujours pas être fixés sur leur sort, à un mois de la rentrée. Parmi eux, 111 686 ont reçu une proposition de formation mais gardent d’autres voeux en attente. Parmi ceux-là, on retrouve Mélanie (1).

La Lilloise de 21 ans a formulé plusieurs voeux : l’École supérieure des arts appliqués et du textile (ESAAT) de Roubaix, l’École supérieure d’art (ESA) Dunkerque-Tourcoing et la licence d’arts plastiques à l’université de Lille. « Mon voeu à l’ESAAT a été refusé, complète-t-elle. J’ai su très tôt que j’étais prise aux Beaux-Arts (ndlr, l’ESA). Je voulais Tourcoing mais on m’a envoyée à Dunkerque. J’espère que ça peut changer. » Cela n’est pour l’instant qu’un plan de secours. Pour son voeu préféré, la licence d’arts plastiques, elle se trouve sur liste d’attente. « Le premier jour, j’étais 789e. Aujourd’hui, je suis 150e. Clairement, je pense que je ne serai pas prise. Mais je garde espoir. »

Impossible de se projeter

Première année de Parcoursup oblige, difficile de prévoir ce qui passera dans les prochaines semaines. « C’est pour ça que je garde espoir. » Mais l’attente est devenue insupportable pour l’étudiante. Parcoursup lui a pourri l’été. « Je suis d’un naturel stressé. Avec Parcoursup, je me suis inquiétée dès le début. »
Impossible pour elle de se projeter. Actuellement en colocation avec son petit ami, Mélanie compte sur son job étudiant pour payer sa part de loyer et les frais courants. Si elle doit étudier à Dunkerque, elle prendra le train depuis Lille, tous les jours, à défaut d’avoir les moyens de louer un appartement sur place. Impossible donc de travailler en semaine. « Je suis boursière échelon 1. Ce ne sera pas suffisant pour vivre. »

« Je suis paumée »

Alors, Mélanie espère que sa situation trouvera une issue heureuse. Chaque matin, elle se rend sur Parcoursup et consulte ses mails. C’est son « rituel ». « J’appelle aussi les établissements une fois par semaine. » Elle n’a cependant pas contacté le rectorat. « Je n’y ai pas pensé. J’avoue que je suis paumée. »
Comme beaucoup d’étudiants, Mélanie pourrait être tentée d’attendre la fin de la procédure complémentaire, programmée le 21 septembre. D’ici là, sa patience et ses nerfs auront été mis à rude épreuve.

1. Prénom d’emprunt.


On vous recommande

Laisser un commentaire

Veuillez compléter l'operation pour poster votre commentaire *

*champs obligatoires