Ticket for Change : formez-vous à l’entrepreneuriat

De passage à Lille à l’occasion de son « Ticket Tour », toute la promotion 2017 de « Ticket for Change » avait un objectif en tête : devenir entrepreneur pour réaliser un projet. Un but difficile à atteindre et auquel le Ticket Tour tente d’apporter quelques solutions et conseils.

Ticket for Change

Les idées avant le diplôme

Créée en 2014, la société « Ticket for Change » propose d’aider de potentiels entrepreneurs aux projets variés dotés d’un impact social et environnemental. Une philosophie qui sonne utopiste, mais bien réelle. « 10% du PIB en France provient de l’économie solidaireconfie Adèle Galey, co-fondatrice de l’organisation. Créer une entreprise dans le cadre du développement durable c’est possible ! »

Pour recruter chaque participant, la société met en ligne 15 questions à développer sur votre projet. Cette année, sur 1 200 candidatures potentielles, seules 330 ont su en venir à bout. Une fois cette étape passée, l’équipe de Ticket for Change tente de sélectionner les meilleurs projets en imposant un entretien à chaque candidat. Le profil des 50 participants admis ? Difficile à définir. Si certains ont un niveau d’étude à bac +8, d’autres n’ont pas le bac en poche. Mais ces parcours très différents n’ont aucune importance ici : les projets et leur impact social et environnemental priment avant tout.

« Pour devenir entrepreneur, on n’est pas obligé de passer par des écoles de commerce. »

Rencontre avec deux participants : Youssouf et Jeanne-Emilie

Youssouf Feddal, 25 ans, étudiant

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Peux-tu nous parler de ton parcours ?

« Après le bac, j’ai commencé des études de Droit à Valenciennes. Cette année, je suis toujours à l’université, en Master de droit des sociétés. »

Quel est ton projet ?

« Au fil des années sur le campus de Valenciennes, je me suis rendu compte que les étudiants de la ville perdaient énormément de temps dans les transports. Certains y passent plus d’une heure et demie rien que pour l’aller. Alors je me suis demandé “Comment leur faire gagner du temps ?”, et je me suis dit qu’il fallait que je crée un système d’autopartage (ndlr : « Mobyl’ét ») à destination de la communauté étudiante valenciennoise, le tout dans le respect de l’environnement. »

« Mon but serait de proposer des tarifs alignés sur ceux des transports aux potentiels utilisateurs, ce qui permettra aussi aux conducteurs d’entretenir leur véhicule. Ça serait un gain de temps pour toutes les personnes du campus : étudiants, professeurs, personnel administratif… Et ça aurait également un impact positif sur l’environnement. »

Pourquoi participer à cet évènement ?

« Quand on veut se lancer dans la vie d’entrepreneur, c’est compliqué, surtout quand on est étudiant. On a besoin de connaître le monde de l’entreprise, d’être accompagné, de savoir si notre projet est le bon, si notre méthode pour le réaliser est la bonne. Cette formation nous permet de cerner ce dont on a besoin pour que nos projets aboutissent au mieux, et c’est exactement ce qu’on demande. À l’avenir, l’idéal serait que mon projet se réalise, et j’espère y arriver avec toutes les clés qu’on nous a données. »

Un conseil à tous ceux qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat ?

« Je sais que ce qui effraie un bon nombre de personnes qui souhaitent se lancer, c’est la solitude. Il faut que les gens sachent que ça touche tout le monde, et que non, ils ne sont pas seuls. Il y a toujours quelqu’un pour vous accompagner dans vos projets. »

Jeanne Emilie De Lassus, 31 ans, entrepreneure

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Peux-tu nous parler de ton parcours ?

« J’ai fait toute ma scolarité au Brésil. Une fois en France dans le supérieur, j’ai suivi une formation à l’école ESMOD à Paris pour travailler dans le stylisme. »

Quel est ton projet ?

« Depuis très longtemps, je souhaitais faire le lien entre deux domaines que j’appréciais beaucoup : le stylisme et l’humanitaire. J’ai créé la marque “Soulcrafters”, ainsi que son site pour permettre à des personnes défavorisées de partager leur talent pour la création d’accessoires. Ce sont des personnes incarcérées, handicapées, des réfugiés de guerre ou encore des habitants de favelas aux savoir-faire uniques. Les accessoires proposés sont variés : boucles d’oreilles, colliers, sacs, paréo… Et dans chacun de ces objets se reflète l’âme de son créateur. À l’avenir, j’aimerai vraiment me donner les moyens pour développer davantage ma marque et porter au plus haut les créateurs avec lesquels je travaille. »

Pourquoi participer à cet évènement ?

« Ticket for Change c’est une aventure de partage. C’est super de rencontrer des gens qui souhaitent aussi travailler dans l’entreprenariat et qui ont tous des projets différents. On est tous créatifs, et on a le même désir de réussir… On partage les mêmes valeurs. Je crois que la bienveillance est le maître mot ici. La formation m’aide mais elle me permet aussi de comprendre, grâce à des conférences et des ateliers, que tout est réalisable. »

Un conseil à tous ceux qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat ?

« Suivez vos passions ! Peu importe ce que les gens disent. Une fois qu’on décide de suivre son cœur et de se lancer dans l’entreprenariat, il faut être bien accompagné pour faire en sorte de concrétiser son projet. »


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