Le bâtiment a toujours besoin de main d’oeuvre dans le Nord – Pas de Calais

Le Nord-Pas de Calais se classe 5ème région de France sur le secteur du bâtiment en nombre de salariés, avec des entreprises plus importantes mais moins nombreuses, et, toujours, des besoins de main d’oeuvre.

8% des salariés du secteur privé nordiste travaillent dans le bâtiment, qui continue de former et de recruter des jeunes. Les opportunités sont nombreuses et sur toute la région, selon Jean-François Gorre, Délégué Emploi et Formation de la Fédération du Bâtiment Nord-Pas de Calais : « je conseille aux jeunes en recherche de mettre en avant leur mobilité, ne pas se centrer sur Lille ».

Fonctions en tension

Les fonctions particulièrement en tension : conducteur de travaux, « on reste sur des besoins d’encadrement, ouvriers qualifiés», « avec de l’expérience…», et les fonctions en bureau d’études. La concurrence est rude pour obtenir des chantiers : « là où les entreprises ne devaient répondre qu’à 3 appels d’offre pour obtenir des marchés, elles doivent maintenant postuler à 2 ou 3 fois plus », la charge de travail augmentant d’autant. Accrue également par l’évolution du secteur suite aux nouvelles normes, pas uniquement autour du développement durable, mais aussi de la sécurité et de l’accessibilité aux personnes handicapées : « des compétences nouvelles recherchées dans les bureaux d’étude. Le message important : l’ensemble du cadre bâti bouge, pas uniquement la performance énergétique ». Jean-François Gorre poursuit avec un exemple : « en construisant le logement d’une personne âgée, il faut penser à ses déplacements dans la maison, lui permettre d’y rester le plus longtemps possible. En installant, par exemple, des robinets à lever et non à tourner ! » Autre évolution : là où les fonctions du bâtiment fonctionnaient comme un mille-feuille sur un chantier, désormais, les différents métiers doivent beaucoup plus se mêler, travailler ensemble, « un besoin de coordination dû au besoin de performances
énergétiques pour répondre aux nouvelles normes. On apprend à dialoguer avec les autres professions ». En 2011, 6 572 millions d’euros de travaux avaient été réalisés dans la région, 39%

L’alternance, voie royale

Plus que des niveaux de diplômes recherchés, Jean-François Gorre met l’accent sur le principe de l’alternance, extrêmement valorisé dans le secteur. De CAP à ingénieur, « 1 ou 2 ans d’apprentissage, c’est une bonne clé d’entrée dans le secteur », et depuis longtemps, bien avant que ce mode de formation connaisse l’engouement actuel. Une vraie culture de l’alternance, pour apprendre sur le terrain, dans le BTP, qui forme 20% des apprentis de la région. En 2011, 28% des jeunes en formation l’étaient par apprentissage (19% en 2005). Petit rappel : se former dans le bâtiment, ce n’est pas forcément travailler pour une entreprise spécialisée du bâtiment. Ainsi, la grande distribution a ses propres bureaux d’étude, qui recrutent des spécialistes du bâtiment pour les accompagner sur ces questions.

 

 

En chiffres

15 384 entreprises de bâtiment dans le Nord-Pas de Calais, 70 800 salariés en 2012, soit 8% des salariés de la région.
• Répartition des salariés : 73% métiers de production, 13% technique et encadrement de chantier, 14% administratif et commercial.

 

Plus d’info

Fédération française du bâtiment Nord-Pas de Calais :
www.nordpdc.ffbatiment.fr

Offres d’emplois :
www.pmebtp.com
www.batiactuemploi.com
www.btpcadres.com

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Vos commentaires

  1. duquesne
    Le 30/10/2013

    Mon fils est en licence pro bâtiment et construction durable à Béthune et a déjà envoyé une vingtaine de CV et est allé rencontré des professionnels mais il n’a eu que des réponses négatives pour un contrat de professionnalisation ou un stage de 3 mois ou plus.
    Il faut savoir qu’il ne pourra pas valider son diplôme s’il ne trouve pas de stage.
    Cette année scolaire coûte cher car il doit se loger et se nourrir .
    Les stages devraient être prévus. Il y a encore un fossé trop important entre l’université et les entreprises.



  2. Carrière Btp
    Le 06/09/2013

    Votre article est très intéressant. Aujourd’hui, l’alternance se fait de plus en plus rare pour les étudiants. De plus en plus demandée, elle permet à l’étudiant de réaliser une mission de 1 ou 2 années au sein d’une entreprise. C’est une expérience très formatrice, fortement apprécié des entreprises. Un candidat diplômé avec un parcours en contrat professionnalisant à un profil plus expérimenté et intéressant pour un recruteur qu’un candidat avec un parcours classique et théorique.

    Très bonne continuation.



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