Les futurs profs bientôt recrutés à bac+3?

Salle de classe

“Il faut rapidement attirer de nouveaux candidats, au risque d’être en pénurie d’enseignants” c’est le constat alarmant que dresse la Cour des comptes dans un rapport publié début juin. Elle constate une “crise d’attractivité du métier d’enseignant” qui “se traduit par des écarts excessifs des taux de sélectivité des concours”.

Une crise des vocations

Le métier de prof ne fait plus rêver, pour preuve, 573 postes en école maternelle et élémentaire n’avaient pas trouvé preneur l’an dernier. Le second degré n’est pas épargné, avec 1 600 postes non pourvus à l’issu du concours externe du Capes. Cette pénurie s’explique par un manque d’attractivité du métier, réputé difficile et mal payé au regard du niveau d’études exigés. Pour attirer davantage de candidats, “les sages préconisent un “déplacement des épreuves d’admissibilité” au concours d’enseignant “en fin de licence”, et non plus en deuxième année de Master comme c’est la cas actuellement, afin de “préparer les candidats sur le plan disciplinaire”. 

Un pré-recrutement à bac+3

“Nous avons un besoin évident de pré-recrutement, c’est à dire des personnes qui se destinent à la fonction de professeur, à qui on donne les moyens de s’engager dans cette carrière” explique Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale. “Cela peut se passer de différentes manières, par exemple en ayant plus d’assistants d’éducation dont la vocation est de devenir professeur. Tous les systèmes qui permettent d’encourager le plus en amont possible la vocation professorale sont des bons systèmes” détaille le ministre. Les étudiants pourraient passer un premier concours à l’issue de la licence et seraient formés et rémunérés pendant un an ou deux ans, sans pour autant avoir une classe entièrement à charge. Le ministre réfléchit également à verser une prime de 3 000€ aux enseignants des Rep + (réseaux d’éducation prioritaire renforcés) pour encourager les candidats. C’était d’ailleurs, une promesse de campagne d’Emmanuel Macron…

En savoir plus :

Aujourd’hui, pour devenir enseignant, il faut être titulaire d’une licence et ensuite postuler à l’une des 32 Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE), (ex-IUFM, créées en 2013). Une fois admis, l’étudiant prépare un master « Métiers de l’enseignement, de l’éducation, et de la formation » (MEEF) au sein de l’ESPE. À l’issue de ces deux années de master et sous réserve d’avoir été reçu à l’un des concours (CRPE, CAPES, CAPET, CAPEPS, Conseiller Principal d’Education….), le lauréat est affecté dans l’académie où il a été recruté.


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