Les étudiants de l’Université de Lille (re)descendent dans la rue

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La mobilisation ne faiblit pas. De nombreux étudiants opposés à la loi ORE (Orientation et réussite des examens) ont une nouvelle fois manifesté dans les rues lilloises mardi.

Près de 300 étudiants et quelques enseignants-chercheurs ont défilé dans les rues de Lille mardi après-midi, pour protester contre la loi ORE. Le matin même, une assemblée générale réunissant plusieurs centaines d’étudiants s’est tenue devant la faculté de droit de l’Université de Lille. Plusieurs d’entre eux ont appelé au boycott des partiels. Les conditions d’organisation des examens sont mises en causes. “Si vous n’êtes pas convoqué à un examen, vous n’avez pas le droit de vous rendre à la bibliothèque universitaire pour réviser”, indique une étudiante de science politique. La présence quotidienne de CRS est également mise en avant par les étudiants. Ils dénoncent un “climat anxiogène”.

Des enseignants-chercheurs reçus par le président de l’Université

Martin, en deuxième année de Licence de science politique, regrette cette ambiance pesante : “Au début je ne voulais pas me mobiliser. Mais quand j’ai vu tous ces CRS la première journée de mes examens, je n’ai pas trouvé ça normal. C’est ce qui m’a poussé à boycotter un de mes partiels et rejoindre les rangs de la mobilisation. Pourtant je dois partir en Erasmus l’année prochaine. Je prends des risques. Mais je me dis qu’il faut faire quelque chose et maintenant.”

Mardi, en début de matinée, plusieurs enseignants-chercheurs ont été reçus par le président de l’université de Lille, Jean-Christophe Camart. L’après-midi, l’Université a publié un communiqué où elle assurait qu’elle “mettait tout en oeuvre pour assurer le bon déroulement des examens” et dit suivre “avec attention la situation sur le site de Moulins” (faculté de droit). 

Des étudiants décident de boycotter les examens

D’après plusieurs étudiants de science politique rencontrés ce mardi, une bonne partie des élèves de Licence 2 et 3 ainsi que les élèves de Master 1 auraient décidé de boycotter les examens. Plusieurs enseignants-chercheurs de cette formation se sont aussi mis en grève. Tous protestent contre le “manque de moyens humains et financiers attribués à l’université”. Ils mettent également en cause les événements de ces derniers jours, à savoir, la forte présence policière qui s’est établie autour du Campus Moulins depuis le début des partiels. 

“C’est une situation inédite”

Pour le moment, impossible de savoir si ces étudiants grévistes des examens obtiendront ou non leur année. Thomas Alam, maître de conférence en science politique opposé à la Loi Vidal, a qualifié cette situation “d’inédite”.


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