En 4 points on vous explique la réforme d’accès à l’Université

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Promulguée le 8 mars 2018, la loi relative à l’orientation et à la réussite des étudiants (ORE) est source de plusieurs controverses. Celle-ci fait suite à l’ouverture de Parcoursup en janvier 2017 et à la réforme du Bac qui entrera en vigueur en 2021. Quelques jours après la finalisation des vœux des futurs bacheliers, on vous explique en 4 points la réforme d’accès à l’Université.

1. La fin d’Admission Post-Bac (APB)

La plateforme APB avait été fortement décriée à la rentrée 2017, notamment à cause du système de tirage au sort qu’avaient dû mettre en place 92 universités de l’Hexagone, faute de places. 87 000 bacheliers et étudiants n’avaient en effet obtenu aucune réponse à leur demande sur APB. Les causes ? Le nombre trop important de candidats aux filières les plus demandées. La baisse d’aides financières accordées par l’État a par ailleurs empêché des ouvertures supplémentaires de classes.

2. La création de Parcoursup

Pour éviter toute nouvelle polémique, le gouvernement a voulu réformer les modalités d’admission dans l’enseignement supérieur. Instaurée en janvier 2018, la plateforme d’orientation post-bac Parcoursup visait donc à proposer un système plus égalitaire que son prédécesseur tout en accordant plus d’importance au processus d’orientation des jeunes.

3. Des choix de formation motivés

Du 22 janvier au 13 mars 2018, les lycéens ont dû inscrire 10 choix de formation post-bac. Contrairement à APB, les vœux ne sont pas hiérarchisés. Pour chacun d’entre eux, les lycéens ont dû joindre un « projet de formation motivé »: seconde exclusivité de Parcoursup.

4. De nouvelles conditions d’admission

Les choix des bacheliers seront soumis à l’avis du personnel éducatif de leur lycée, notamment au travers des « attendus » et « prérequis » exigés pour entrer dans les filières sélectionnées. Si la licence est prisée, ses attentes seront davantage prises en compte. Cela concerne essentiellement les licences de droit, de STAPS, de PACES et de psychologie.  Ainsi, un élève de terminale voulant intégrer un cursus de médecine sera susceptible d’être admis s’il est issu d’un bac scientifique, par exemple. Si la formation estime que le jeune n’a pas tous les prérequis, il se verra proposer une année de mise à niveau ou une prépa pour l’intégrer par la suite.

Cette réorientation prendra effet sous la réponse « oui, si » associée à la licence choisie. Trois autres types de réponse seront possibles: « oui », « en attente » et « non ». A partir du 22 mai, les lycéens disposeront de 7 jours pour répondre favorablement ou non à la réponse donnée. Le délai passera à 3 jours du 26 juin au 20 août, puis de 1 jour à partir du 29 août.

Aussi, la priorité académique ne sera plus de mise, les lycéens seront donc susceptibles de quitter leur département ou leur région d’origine. Contrairement à APB, les décisions d’acceptation ne seront plus à la charge du Rectorat, mais du personnel et encadrants pédagogiques des facultés.


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