47 000 étudiants devront effectuer un service sanitaire

Lundi 26 février, les ministres de la Santé et de l’Enseignement supérieur, Agnès Buzyn et Frédérique Vidal, ont exposé les principaux axes de la réforme du “service sanitaire”.

Les étudiants en médecine, maïeutique, pharmacie, soins dentaires et kinésithérapie, infirmiers, devront désormais effectuer des missions de prévention « obligatoires », pour une durée totale de trois mois. Ce sont les établissements d’enseignement qui décideront de l’intégration de ces missions dans le programme (trois mois à temps plein, un jour par semaine, etc) sans allonger la durée totale du cursus pour les étudiants.

Ces missions auront vocation à informer sur les questions de santé dans les écoles, les universités, les Ehpad ou les prisons. Des thématiques telle que la sexualité, la protection et contraception, les bienfaits d’une alimentation saine, les risques liés aux addictions, ou encore les avantages de l’activité sportive seront évoquées. Leur second objectif est de prévenir contre l’obésité, l’alcoolisme, la sédentarisation ou le tabagisme.

Du rapport du professeur Loïc Vaillant, ancien président de l’Université François Rabelais de Tours, le gouvernement retient les grandes lignes : Il se déroulera en trois étapes. Avec tout d’abord une période de formation, pour donner les outils nécessaires aux étudiants. Ensuite, ces derniers vont les déployer en situation, en menant une action de prévention. Enfin, ils effectueront une restitution dans le contexte académique.

Dès 2019, cette formation s’étendra à l’ensemble des filières en santé. Au total, le Président Vaillant estime le coût de cette réforme à 6,75 millions d’euros. 


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