Jean-Christophe Camart, premier président de l’Université de Lille

Jean-Christophe Camart a été élu premier président de l’Université de Lille qui verra officiellement le jour le 1er janvier 2018. L’ancien directeur de Polytech Lille a recueilli 27 voix contre 4 pour Marie-Bénédicte Romond et 3 pour Olivier Colot, les deux autres candidats. Il dirigera la nouvelle institution pendant quatre ans avec un mandat renouvelable une fois.

Crédit photo: Alexandre Caffiaux Université de Lille

Crédit photo: Alexandre Caffiaux Université de Lille

La fusion

« C’est un moment historique. Après 50 ans de séparation, l’Université de Lille est réunifiée. Le processus, lancé en 2014, a duré presque cinq ans. Il s’agit d’une fusion totale, ce qui n’est pas le cas de toutes les universités. » Après avoir salué le travail de ses prédécesseurs, Fabienne Blaise (ex Lille 3), Philippe Rollet (ex Lille 1) et Xavier Vandendriessche (ex Lille 2), Jean-Christophe Camart a rappelé qu’il souhaitait s’inscrire dans la continuité « pour porter les projets qui ont été nourris ces dernières années ».

La deuxième plus grande université de France

Jean-Christophe Camart prend la direction de ce qui va être la deuxième plus grande université de France avec un peu plus de 67 000 étudiants, juste derrière Aix-Marseille (70 00 étudiants). « Cette université doit être une locomotive, une force motrice pour la région », a-t-il précisé tout en rappelant sa volonté d’assurer des conditions de vie optimales pour les étudiants.

Pas de changement dans l’immédiat

Si l’Université de Lille verra officiellement le jour le 1er janvier 2018, la transition va s’effectuer en douceur. Les premiers changements et ajustements s’opéreront au cours de l’été 2018 d’autant qu’un autre gros chantier est en cours : la réforme nationale pour l’entrée à l’université.

À l’université d’être performante dans son modèle

La sélection à l’université

« J’ai l’impression qu’on est arrivé à un seuil de saturation. Il faut inciter les jeunes qui souhaitent nous rejoindre à bien réfléchir. Je ne veux pas de sélection, mais il faut réguler. » Parmi les pistes lancées, il évoque sa volonté d’adoucir la marche entre le lycée et l’université avec la possibilité de faire intervenir des professeurs de l’enseignement supérieur dans les lycées. Les journées d’immersion à la vie étudiante, qui permettent au lycéen de découvrir la vie à la fac, pourraient être approfondies sous la forme de cours plus réguliers, en concertation avec le Rectorat.

En attendant, le personnel va déjà travailler sur l’image de cette nouvelle entité, pour faire naître un vrai sentiment d’appartenance, à l’instar des grandes universités anglo-saxones : « Cette fusion sera réussie que s’il y a une implication importante des étudiants. »

Bientôt une business school ?

Jean-Christophe Camart envisage à moyen terme l’opportunité de créer une business school entre la branche Economie Gestion de l’université, l’Institut du Marketing et du Management de la Distribution (IMMD) et la Faculté de Finance, Banque et Comptabilité (FFBC) : « On a l’opportunité et les cartes en mains pour le faire. À l’université d’être performante dans son modèle. » Les sciences humaines pourraient également être concernées : « Faut-il faire une grande école de sociologie au nord de Paris ? ». Autant d’idées qui ne manqueront pas d’être débattues dans les prochains mois.


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