La fin de la Manaa 

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À partir de la rentrée, le premier cycle des études artistiques va fusionner pour faire place à un tout nouveau diplôme de grade licence.

Le projet était dans les cartons depuis quelques temps. La mise à niveau en arts appliqués (MANAA), le BTS du même nom et le diplôme des métiers d’arts (DMA) seront progressivement remplacés par le diplôme national des métiers d’art et du design (DNMADE). Si 14 académies sont actuellement concernées, la réforme sera généralisée à la rentrée 2019, notamment dans les Hauts-de-France. Rappelons que jusqu’à présent, la Manaa, était le passage obligé pour les lycéens non titulaire du baccalauréat « Sciences et technologies du design et des arts appliqués » (STD2A) se destinant à une poursuite d’études artistiques. Très intensive avec une trentaine d’heures de cours par semaine, la Manaa était particulièrement sélective à l’entrée, notamment dans les écoles supérieures d’arts appliqués (ESAA), à l’image de l’ESAAT à Roubaix.

Objectif de la réforme

Si nous savons encore peu de choses sur ce nouveau diplôme, on sait qu’il sera doté d’un grade licence, donc d’un niveau bac+3 correspondant au premier échelon de l’enseignement supérieur européen. Un véritable changement puisque la Manaa, qui s’effectue en un an après le bac, ne permettait pas d’obtenir des crédits ECTS (système européen de transfert et d’accumulation de crédits pour l’obtention d’un diplôme) et que les BTS et DMA n’offraient qu’un niveau bac+2, ne permettant donc pas de poursuivre en master ou d’envisager une mobilité. L’entrée en formation prendra en compte différents critères qui donneront leurs chances à tous les lycéens, quelle que soit leur série. La première année du cursus, sera une année d’orientation, de consolidation et d’acquisition des fondamentaux. Une fois diplômés, les étudiants pourront envisager une insertion professionnelle ou poursuivre vers un diplôme de niveau master comme par exemple le diplôme supérieur des arts appliqués (DSAA). Quid des élèves qui ont suivi la filière bac STD2A, seront-ils prioritaires ? La question reste ouverte…

En savoir plus

ESAA
Duperré, Estienne, Olivier de Serres, Boulle, à Paris, l’Esaat à Roubaix, les lycées La Martinière-Diderot à Lyon et Alain Colas à Nevers. Ces sept établissements, appelés « écoles supérieures d’arts appliqués » (ESAA), proposent des formations artistiques reconnues de bac à bac+5 (BTS, DMA et DSAA). Très sélective l’Esaat est la seule école publique au nord de Paris.
Beaux arts
Une quarantaine d’écoles supérieures d’art proposent des formations artistiques en 3 à 5 ans. Publiques et réputées, elles délivrent un diplôme national d’art (DNA) ou un diplôme national supérieur d’expression plastique (DNSEP). Si elles attirent nombre de bacheliers, elles n’en sont pas moins très sélectives.
Se former à l’étranger
Architecture, mode, design, BD… nos voisins anglais et belges ne sont pas en reste en termes de formation aux arts. Des cursus très reconnus existent à quelques kilomètres de la région. Mention spéciale pour l’École nationale supérieure des Arts visuels de La Cambre, l’École supérieure des Arts Institut Saint-Luc à Tournai ou l’École supérieure internationale de design de Bruxelles qui accueillent chaque année toujours plus d’étudiants français.
DSAA
Le diplôme supérieur d’arts appliqués (DSAA) spécialité design se décline en 4 mentions : espace, graphisme, produit et mode. De niveau 1 (bac+5), il forme en 2 ans des concepteurs-créateurs.


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