Grandes Écoles : Mode d’emploi

Les grandes écoles paraissent inaccessibles mais font toujours rêver. Si la reste l’option la plus sûre pour y entrer d’autres voies sont possibles !

grandes-écoles

Qu’est-ce qu’une grande école ?

Polytechnique, HEC, Sciences Po… les grandes écoles fascinent depuis toujours les étudiants comme leurs parents. Jugés parfois trop élitistes, ces établissements sélectifs ne représentent pourtant pas l’ensemble des grandes écoles françaises. En effet, il existe près de 220 écoles d’ingénieurs et de management dans l’Hexagone. Elles sont sélectives, publiques ou privées et forment en trois ou cinq ans après le bac ou un bac+2/3. Elles permettent le plus souvent d’obtenir un diplôme de niveau bac + 5 équivalant au grade de master. Si les études sont peu coûteuses, voire gratuites dans certains établissements publics comme les écoles d’ingénieurs, elles sont en revanche plus onéreuses dans les écoles de management généralement privées ou consulaires. Rassurez-vous, la plupart ont des accords de prêts étudiants avec des banques, sont généralement éligibles aux bourses et proposent parfois l’alternance. Comptez en moyenne entre 7 000€ de frais de scolarité annuels pour une école d’ingénieurs et 10 000€ pour une école de management.

 

Il existe près de 220 écoles d’ingénieurs et de management dans l’Hexagone.

 

Bien choisir son école de commerce ou d’ingénieurs

Si les grandes écoles sélectionnent leurs étudiants, vous aussi vous devez faire votre choix ! En optant pour telle école d’ingénieurs ou de commerce, ce n’est pas seulement un diplôme que l’on choisit : c’est aussi une philosophie, une identité, une notoriété. En dehors des programmes et des pédagogies communes à de nombreuses écoles, sur quels autres critères choisir son établissement ? En premier lieu, assurez-vous qu’elle soit reconnue par l’État. Ensuite, intéressez-vous aux visas, labels et autres habilitations affichés. En France, seuls les établissements habilités par la Commission des titres d’ingénieurs (CTI) peuvent délivrer un diplôme d’ingénieur. L’appartenance à la Conférence des grandes écoles est un gage de qualité. Du côté des écoles de management, les labels et accréditations comme EQUIS, l’AACSB et l’AMBA garantissent le haut niveau de qualité des programmes délivrés par ces Business Schools. D’autres critères comme le contenu des programmes, les partenariats à l’étranger, les relations avec les entreprises, l’insertion professionnelle et le réseau des anciens sont autant d’éléments à prendre en considération.

 

Si les grandes écoles sélectionnent leurs étudiants, vous aussi vous devez faire votre choix !

 

Classe prépa, le passage obligé ?

Finie l’époque où seul un passage par la case « classe prépa » vous garantissait un ticket d’entrée pour une grande école. Même si certaines font encore de la résistance et continuent de recruter après une prépa, la plupart ouvrent désormais leurs portes aux bacheliers et aux diplômés bac + 2/3 (par le biais des admissions parallèles). Pour preuve, seuls 40% des entrants en écoles d’ingénieurs sont issus d’une classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE). Quant aux écoles de commerce, elles peinent à recruter leur quota de préparationnaires sauf les meilleures toujours très sollicitées. On observe par ailleurs, un engouement pour les écoles recrutant juste après le bac. Ces formations disposent d’un cycle préparatoire intégré. L’avantage : les étudiants démarrent au même niveau et forment un groupe homogène qui favorise la cohésion et « l’esprit école ». Outre ces établissements post-bac en 5 ans, il existe aussi les « Prépas diplômantes ». À l’image de l’ESDHEM (SKEMA Business School) qui propose deux filières : en gestion et en droit. En plus de préparer aux concours, ces cursus mènent à une Licence universitaire 2 ou 3 (en partenariat avec l’ULCO pour la filière Droit et Lille 2 pour la filière Gestion).

 

grandes-écoles-recherches

 

Une prépa pour les bacheliers techno

En France, il existe une trentaine de classes préparatoires commerciales, voie technologique, préparant aux grandes écoles. Injustement méconnue, cette prépa attire relativement peu de candidats. Gaston Berger à Lille et Madeleine Michelis à Amiens sont les seuls établissements des Hauts-de-France à proposer une classe préparatoire économique et commerciale option technologique Cette prépa destinée aux bacheliers STMG, connaît un taux de réussite intéressant, notamment au concours commun de la BCE (qui regroupe 24 grandes écoles de management et 3 écoles associées.). Cette année, tous les préparationnaires de Gaston Berger ont ainsi intégré une Sup de Co dont les plus prestigieuses (HEC, ESCP, Audencia…).

 

Comment réussir les concours ?

Avant tout, il est indispensable d’établir un emploi du temps qui permette de balayer tout le programme. Pas d’impasse : dans les concours d’accès à certaines écoles d’ingénieurs, le coefficient pour les langues et les lettres est aussi important que celui de physique-chimie ! N’hésitez pas à organiser des sessions de travail en groupe : un bon moyen aussi de se soutenir et de se motiver les uns les autres. Pensez également à travailler dans les conditions du concours, en vous fixant un temps limité pour résoudre un exercice, ou en tirant un sujet au sort. Vous devez aussi tenir le coup physiquement : sommeil récupérateur, alimentation saine, horaires de travail réguliers… Si vous êtes chez vos parents, laissez-les vous chouchouter et gérer les aspects de votre vie quotidienne, vous avez déjà bien assez à faire avec vos révisions ! Enfin, ayez confiance en vous. Aujourd’hui quasiment tous les préparationnaires trouvent une place dans une école.

 

Pensez également à travailler dans les conditions du concours, en vous fixant un temps limité pour résoudre un exercice

 

L’apprentissage en grande école

Suivre un cursus en apprentissage présente de nombreux avantages : gratuité des frais de scolarité, véritable expérience professionnelle, meilleure insertion professionnelle … résultat, 15% des diplômés des grandes écoles aujourd’hui sont des apprentis. Rapprochez-vous des CFA du supérieur pour découvrir la liste des établissements proposant cette voie de formation : www.formasup-npc.org
www.irfa-apisup.fr

 

Portraits

solennSolenn, 3e année SKEMA

Son parcours
« Originaire de Narbonne, j’ai fait une prépa B/L à Henri IV à Béziers, je savais que c’était le meilleur moyen pour acquérir de la rigueur et avoir un super bagage avant d’intégrer une grande école. »

Pourquoi une grande école ?
« Je suis venue à SKEMA Lille parce que l’école possédait le master que je souhaitais faire dans le marketing de la mode. Peu d’écoles l’ont. L’établissement possède aussi la triple accréditation (AMBA, AACSB, EQUIS) et elle est très bien classée dans le Financial Times. On sait qu’une école de commerce coûte cher, il faut calculer le rapport coût de l’école par année / rémunération. Beaucoup d’écoles de commerce, même celles qui sont dans le bas du classement, prennent jusqu’à 6 000-7 000 euros de frais d’inscription sans que derrière on ait une vraie garantie. »

Ses projets
« J’aimerais être chef de produit marketing dans la mode. C’est une passion depuis longtemps, je vais intégrer une association qui s’occupe de la mode dans l’école. Mon entreprise de rêve ? Il y en a beaucoup ! Yves Saint Laurent, Calvin Klein, Tommy Hilfiger etc. »

 

 

portrait2Gaspard, Dernière année UTC Compiègne

Son parcours
« J’ai fait une prépa PTSI au lycée Baggio à Lille. Au bout de deux ans j’ai intégré l’UTC Compiègne, qui est une école post-bac à la base mais qui accepte aussi des prépas et des DUT en cycle ingénieur (3e année). »

Pourquoi une grande école ?
« Je considère que l’ingénierie n’est pas un métier, c’est un savoir-faire, des compétences que l’on a : résoudre des problèmes, gérer des situations… ensuite seulement on se spécialise. À l’UTC Compiègne je me suis retrouvé en ingénierie mécanique, à travers mes stages et les cours je me suis orienté vers la logistique. Nous avons deux longues périodes de stage de 6 mois, une au milieu du cursus et une à la fin qui permettent d’avoir une double expérience professionnelle, c’est un énorme avantage. Tout comme la dimension internationale, on a la possibilité de faire des stages, une césure, une année à l’étranger. »    

 Ses projets
« Je termine mon cursus par un stage de fin d’études en supply chain (gestion de la chaîne logistique) chez Danone. J’ai la double casquette : logistique et production, mais je pense que je vais me tourner vers la logistique. »


On vous recommande

Laisser un commentaire

Veuillez compléter l'operation pour poster votre commentaire *

*champs obligatoires