La « Crème de la Crème » : des étudiants se plient en quatre pour les entreprises

Bosser pour de grandes entreprises en étant encore étudiant : c’est le pari de Crème de la Crème. Créé il y a deux ans, la start-up propose aux étudiants des grandes écoles de France de réaliser des missions rémunérées pour des petites et grosses entreprises.

Crème de la crème des étudiants au service des entreprises

Mettre les connaissances des étudiants à profit

Jean-Charles Varlet, cofondateur de Crème de la Crème, est parti d’un constat : le secteur digital est sans cesse en évolution et les entreprises ont du mal à s’adapter. « Une entreprise ne peut se mettre à niveau constamment. Faire appel à des étudiants leur permet d’être flexible, d’autant que les générations X et Y ont l’habitude d’être réactives ». Les étudiants travaillent en free lance et postulent à des missions rémunérées. Pour être recruté, il faut être issu d’une grande école (EDHEC, Polytech Lille, Sciences Po), être curieux et surtout développer son savoir-faire au-delà du cadre de ses études. Si vous espérez être sélectionné, mieux vaut donc avoir un portfolio, un blog ou un espace d’expression afin de montrer l’étendue de vos connaissances. Si vous ne faites pas partie d’une grande école, sachez que Crème de Crème compte bientôt ouvrir ses missions aux étudiants issus des autres formations.

«S’impliquer dans un projet, gérer son emploi du temps, savoir être créatif et flexible»

Sarah fait partie du millier d’étudiants des Hauts-de-France réalisant des missions. À 22 ans, elle est en Master Marketing à l’IESEG. Avant d’intégrer la start-up, elle écrivait des articles bénévolement pour un site internet. « Je me suis dit pourquoi pas transformer mes connaissances de manière monétisée et professionnalisée. » Après avoir pris le statut d’auto-entrepreneur, nécessaire pour réaliser des missions, elle s’inscrit sur Crème de la Crème en 2015. Le principe : l’étudiant choisit une mission conforme à ses compétences, définit le temps nécessaire à sa réalisation et son taux horaire. À lui d’être assez convaincant pour être choisi par l’entreprise.

Il faut avoir de la motivation et ne pas faire ça uniquement pour la rémunération

Sarah a réalisé cinq missions. Elle a travaillé sur du marketing, a rédigé des articles et a même participé à l’élaboration d’un nouveau type de cours. « Il faut avoir de la motivation et ne pas faire ça uniquement pour la rémunération », prévient-elle, « on doit reverser 18 % à la start-up et une partie à l’État en raison du statut d’auto-entrepreneur. » Néanmoins elle conseille cette expérience qui permet aux étudiants elle a appris à gérer son emploi du temps, à avoir des responsabilités et a enrichir son CV. « Cela m’a permis d’aborder le monde professionnel plus sereinement. Je vais bientôt commencer un CDI et je me sens prête à entrer dans le monde du travail. »

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crédit : Abilways digital

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Jean-Charles Varlet est l’un des co-fondateurs de Crème de la Crème. Originaire de Dunkerque il a effectué deux ans en classe préparatoire ECS au lycée Jean-Bart et une troisième année au lycée Faidherbe de Lille. Il intègre ensuite l’ESSEC en 2014. De son propre aveu, Jean-Charles Varlet n’est pas ce qu’on appelle un élève modèle. Mais il comprend rapidement qu’intégrer une grande école lui apportera le réseau nécessaire à sa volonté d’entreprendre. En avril 2015 il fonde avec deux amis, Théo Dorp et Romain Abidonn, Crème de la Crème. Après deux ans d’existence, la start-up compte aujourd’hui plus de 20 000 étudiants. Jean-Charles Varlet est arrivé à la 16ème place du classement des 30 jeunes entrepreneurs à suivre en 2017 (classement Business Insider France).

Pour plus d’informations : cremedelacreme.io


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