CREPS de Wattignies : Excellence sportive et réussite scolaire

CREPS Wattignies

Le CREPS de Wattignies accueille une centaine d’étudiants ou lycéens qui combinent excellence sportive et réussite scolaire.

 

Des jeunes de toute la France

Il y a ceux qui pratiquent le sport en loisir et puis il y a les autres, que le talent et les prédispositions physiques ont placé sur une destinée tout autre. Pour ceux-là, l’orientation scolaire passe presque obligatoirement par les Centres de ressources, d’expertise et de performance sportives plus communément appelés les CREPS, des structures qui regroupent les pôles espoirs et pôles France dans lesquels ces athlètes en devenir sont choyés, nourris, logés et éduqués. «Je les récupère ado, en deux, trois ans ils deviennent de jeunes adultes, la transformation est énorme», souligne Jean-Loup Boulanger, responsable et entraîneur au fleuret du Pôle France escrime, l’une des sept disciplines du CREPS Wattignies. Il entraîne et forme 12 athlètes de moins de 20 ans venus des quatre coins du pays et même d’Outre-mer dont la majorité rêve de championnats du monde, de Jeux olympiques et d’INSEP, avec cette triste réalité qui plane au-dessus de leur tête telle une épée de Damoclès : tous ne deviendront pas sportif de haut niveau.

 

Une organisation exeptionnelle

Il faut donc préparer l’avenir : «Ils viennent ici pour arriver à l’excellence. Ce n’est pas en pensant à l’échec qu’on doit se réfugier dans les études. Moi je me dis : si je fais de bonnes études, je serais un bon escrimeur», martèle-t-il. La réciproque est tout aussi vraie : «Ils ont deux choses à gérer : la quinzaine d’heures d’entraînement par semaine sans compter la compétition, et la scolarité. Cette accession au haut niveau ne peut passer que par une organisation exceptionnelle en cours.» Et cite régulièrement en exemple le parcours de Virgile Collineau (23 ans), jeune escrimeur originaire d’Aix-en-Provence qui a fait ses armes à Wattignies puis terminé parmi les meilleurs de sa promo à l’IÉSEG. Il travaille aujourd’hui dans la finance à New York. «Il a fait le choix en sortant du CREPS de privilégier l’aspect pro, néanmoins, l’escrime a participé à sa construction.»

Si je fais de bonnes études, je serais un bon escrimeur

 

Comment faire sport études au CREPS de Wattignies ?

Si le CREPS de Wattignies compte actuellement une centaine de jeunes dans les sept disciplines sportives confondues (escrime, volley, basket, athlétisme, hockey sur gazon, tir, tennis de table), la sélection pour intégrer la structure est féroce. Si le niveau sportif du jeune est évidemment pris en considération, les notes (trois derniers bulletins scolaires) sont au moins aussi importantes, tout comme le projet scolaire. Si le dossier est retenu, le jeune est ensuite invité à venir visiter la structure, il passe un entretien psychologique et médical avant de rencontrer ses futurs coachs et le reste du groupe.

 

Les sections sportives en Hauts-de-France

En plus du CREPS il existe des dizaines de sections sportives dans des lycées publics et privés de la région. Elles permettent aux élèves de pratiquer une discipline sportive à différents niveaux tout en continuant leur scolarité. Les établissements sont répartis en trois catégories :
– Recrutement local avec 2 à 4 h d’entraînement hebdomadaire (Lycée Jules Mousseron de Denain, Lycée Corot de Douai, Lycée EIC de Tourcoing…)
– Recrutement régional avec 5 à 8 h d’entraînement hebdomadaire (Lycée Baggio de Lille, Lycée Guy Mollet d’Arras…)
– Recrutement préparatoire haut niveau (PHN) avec une pratique sportive intensive au-delà de 8 h par semaine (Lycée Henri Darras de Liévin, Lycée Mariette de Boulogne-sur-Mer…)

 

En savoir plus :

Quelles études pour travailler dans le Sport et les Loisirs ?

 

Portrait :

portrait-creps-wattigniesMélanie, pensionnaire du CREPS

À 15 ans, cette jeune Belge est la benjamine du groupe mixte de fleurettistes. Elle a rejoint sa sœur en septembre dernier au CREPS avec des ambitions personnelles débordantes (JO, équipe de France) mais possède un projet professionnel déjà bien défini : «Quand on est en sport de haut niveau, il faut essayer de savoir très tôt ce que l’on veut faire pour bénéficier d’aménagement d’horaires. Je suis en seconde, dans une période où je dois choisir ma filière en première. Je pense aller en S pour partir sur des études d’ingénieurs.»


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