Portrait : ils ont fait l’école du cirque

Manon et Conan, partenaires particuliers

Ensemble sur les planches et dans la vie, ces deux Picards forment un duo d’artistes sportifs de portés avec un passé commun tissé à l’école du cirque.

 

ecole-du-cirqueLeur histoire avec le cirque

«On a commencé ensemble dans la même école de cirque, à Beauvais, j’avais 7 ans, lui 14, on était entraîné par le même coach, Andrian Munteanu», explique Manon, âgée aujourd’hui de 23 ans et qui a découvert le cirque grâce à ses parents. C’est une tout autre histoire pour Konan (30 ans) arrivé sous les chapiteaux presque par hasard : «Pendant les vacances d’été, des animateurs tournaient dans mon quartier pour savoir si des jeunes étaient intéressés par un stage. Ç’a été mon premier contact avec le cirque. Ensuite j’ai mis ça de côté pour me consacrer aux arts martiaux. Six ou sept ans plus tard, alors que j’allais inscrire ma sœur jumelle dans une école de cirque, on m’a reconnu et demandé de rester.»

“J’ai fait une prépa commerce, ce n’était pas ma voie”

 

Des retrouvailles puis un duo

Konan partira ensuite faire une école de cirque préparatoire en région parisienne, avant d’aller terminer ses études à Bruxelles. Pendant ce temps, Manon emprunte un chemin plus tumultueux : «J’ai passé mon bac ES, après j’ai fait une prépa commerce qui n’avait rien à voir avec le cirque. J’avais arrêté les portés à 11-12 ans, le cirque s’est un peu éloigné de moi, se souvient-elle. J’ai passé les concours pour les écoles de commerce et je me suis rendu compte que ce n’était pas ma voie.» Il y a deux ans, elle retrouve Konan de passage avec sa tournée à l’école de cirque d’Amiens. Un an plus tard, ils décident de se lancer en duo «Konan & Minouche» : «On vient de créer notre compagnie, on va de petits contrats en petits contrats sur de l’évènementiel pour l’instant mais on a le projet de faire une création avec la compagnie le Cirque nomade à Paris.»

 

Une école de la vie

«On apprend énormément de choses, travailler en groupe, interpréter un personnage sur scène. Ça donne beaucoup de confiance en soi. Personnellement ça m’a énormément aidé parce que j’étais très timide de base, je me suis ouvert, j’ai pris confiance en moi, explique Konan. On est obligé de mettre en valeur nos partenaires pour trouver notre propre place. Il y a un côté scénarisation, c’est ce qui nous différencie de la gymnastique. Nous devons interpréter, justifier nos mouvements. On travaille sur ça lors de nos représentations ainsi que sur la synchronisation à avoir dans nos mouvements. Physiquement on travaille 5 à 6 heures par jour minimum.»

 

Comment étudier en école de cirque ?

Vous êtes passionné(e) par l’univers du cirque et souhaitez en faire votre métier ? Sachez qu’il est possible d’intégrer une école supérieure. Il existe seulement quelques établissements en France : le Centre national des arts du cirque de Châlons-en-Champagne (Cnac), l’Ecole nationale des arts du cirque de Rosny-sous-Bois (Enacr).

Tous deux délivrent le Diplôme national supérieur professionnel (DNSP) d’artiste de cirque. Ce diplôme d’Etat niveau II, en trois ans après le bac ou quatre si vous passez par une année préparatoire, permet à chaque étudiant de développer ses capacités artistiques et de construire son parcours professionnel. Le recrutement se fait après étude des dossiers (scolaire, motivation…) et tests de sélection sur une journée. L’Académie Fratellini (La Plaine Saint-Denis) est la troisième école supérieure de cirque en France, les élèves y sont sous le statut d’apprenti de la formation professionnelle.

 

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