Covoiture-Art, la start-up qui roule pour la culture

En attendant la disponibilité du service cet été, Thibault Denis du Péage présente la start-up et le concept qu’il porte à bout de bras depuis trois ans en compagnie de son associée Adalaïs Choy.

Adalaïs & Thibault 8 ©Julien Gilbert Photographie

Thibault Denis du Péage et Adalaïs Choy.

 

Après son faux-départ d’il y a trois ans, la startup nordiste pilotée par Thibault Denis du Péage et son associée Adalaïs Choy a revu sa copie en 2017. Adieu le modèle classique de la plateforme externalisée (type Blablacar). Covoiture-Art, s’intègrera dés cet été, directement sur le site internet des lieux et événements culturels. En parallèle de leur solution de mobilité culturelle, les deux associés testent déjà une offre de covoiturage domicile-entreprise qui n’a pas manqué de piquer l’intérêt de plusieurs universités.

Comment se sont passés la genèse du projet et la rencontre avec votre associée, Adalaïs Choy ?

L’idée de Covoiture-Art vient de mon expérience personnelle de Blablacar et du constat que les lieux culturels ne sont pas accessibles pour beaucoup d’entre eux autrement qu’en voiture. J’ai fait un Master 1 de Droit public, spécialisé dans les relations avec les collectivités locales puis j’ai arrêté mes études pour lancer mon entreprise. Pendant 3 ans j’ai dû cumuler les activités professionnelles : pion, professeur particulier, chargé de TD à l’Université puis professeur à Skema où je suis toujours. J’ai rencontré Adalaïs, mon associée, lors d’un covoiturage à l’époque où j’emménageais à Lille. Le trajet devait durer une heure mais plusieurs incidents engageant des véhicules l’ont rallongé de 5 ! Nous avons eu du temps pour discuter alors je lui ai parlé de mon projet. Elle était étudiante à l’École du Louvre. Le soir même, elle m’a invité chez elle où son compagnon et sa mère nous ont rejoints. Comme on avait bu quelques verres j’ai préféré rester dormir. Le matin au réveil, j’ai trouvé un chèque : « Voilà ma part, on se lance ensemble ». C’est comme ça que le premier projet est né.

Nous avons déjà convaincu deux universités et d’autres vont suivre

En quoi Covoiture-Art est-il différent du covoiturage classique ?

C’est une question que l’on nous pose souvent. En passant par nos concurrents, les gens font le trajet puis se séparent. Chez nous, ils font l’aller, le retour et éventuellement la visite ensemble. Ensuite, alors que les conditions d’utilisation d’un site comme Blablacar sont mises à jour régulièrement, nos conditions sont fixes. En vous inscrivant sur la plateforme, vous payez 30 centimes de commission bancaire mais pour le reste, nous nous sommes arrangés avec le lieu culturel qui répercutera le coût, de son côté, sur la billetterie ou les souvenirs… Nous ne toucherons de commission qu’à la condition qu’elle soit justifiée par la remise d’un chèque cadeau à des acteurs locaux. Le covoiturage c’est avant tout de la solidarité. Généralement, le prix ne permet pas de faire un bon distinguo entre revenu et partage : certains covoitureurs font du bénéfice. Ce n’est pas normal. Nous on prend le prix global du covoiturage (péages, barème kilométrique, type de véhicule etc.) et on le divise par le nombre de places proposées. Et puis on est capable de générer des datas qui permettront aux lieux culturels d’avoir un retour sur l’expérience des usagers : avant que les gens ne se rencontrent, pendant l’expérience culturelle, et après.

Les événements sont-ils concernés ?

Oui. Du festival de musique à la grande exposition temporaire, en passant par la fête foraine, ou les grands rassemblements, les événements sont concernés. La seule condition est qu’ils doivent avoir une vocation culturelle.

Quel est votre agenda pour les mois à venir ?

Thibault Denis du Péage

Thibault Denis du Péage est co-fondateur de Covoiture-Art

Au mois de mai, on lance les premiers modules intégrés aux sites internet des lieux culturels en visant une saison pleine de juillet à octobre pour coller avec le calendrier des festivals. De grandes expositions dans des lieux culturels nationaux sont prévues en fin d’année. Il y aura des choses à faire à ce moment-là. Pour septembre, nous voulons achever la phase de testing de l’offre entreprise que nous développons en parallèle de notre offre de covoiturage culturel : trois de nos partenaires ont bien voulu tenter l’expérience. Nous avons déjà convaincu deux universités et d’autres vont suivre. D’ici la fin de l’année, on veut être installés dans une quarantaine de lieux, mais vu les sollicitations que l’on reçoit, on a facilement du travail pour 10 ou 20 ans !

Site internet : http://www.covoiture-art.com/


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