Que faire après une licence de droit ?

Avec la médecine et les sciences sociales, les études de droit figurent parmi les plus populaires dans les choix d’orientation post-bac. Prestigieuse et passionnante cette filière fait rêver beaucoup de jeunes mais quelles sont précisément les poursuites d’études ? Du juriste d’entreprise au magistrat en passant évidemment par le métier d’avocat jusqu’au chef d’entreprise, les horizons sont multiples. Présentation.

que faire apres une licence de droit

Pourquoi étudier le droit ?

En voilà une bonne question : pour quelle(s) raison(s) les études de droit rencontrent-elles autant de succès ? Il y a tout d’abord ce prestige qui reste attaché à l’exercice de certaines professions avec des postes à responsabilité que ce soit dans une entreprise ou dans la fonction publique. Deuxième raison les salaires : les professions juridiques sont souvent associées à des revenus relativement importants selon Nicolas Desrumaux, chargé d’enseignement à la Faculté de Droit de l’Université de Lille 2. « C’est parfois une illusion, précise-t-il. C’est l’excellence professionnelle qui va faire la rémunération plus que la renommée du diplôme. Pour le métier d’avocat par exemple, les honoraires sont libres et il n’est pas rare que les jeunes avocats, en début de carrière, mangent leur pain noir pendant un ou deux ans, le temps de se faire leur réseau. » Troisième argument enfin, les métiers du droit sont facilement identifiés (avocat, greffier, huissier etc. lire plus loin) avec en plus des reconversions possibles facilitées par des connaissances juridiques.

Le juriste d’entreprise est un stratège sur le long terme et un tacticien sur le court terme.

Quels métiers après une licence de droit ?

  • Juriste d’entreprise : il rédige les contrats, établit des rapports etc. il a un rôle de conseil auprès du manager ou du chef d’entreprise sur ce qu’il est possible de faire selon la législation. « Il donne le feu vert ou rouge sur telle ou telle action, en fonction de sa légalité. C’est le pouvoir derrière le trône. Le juriste d’entreprise est un stratège sur le long terme et un tacticien sur le court terme. »
  • Avocat : beaucoup le voit uniquement comme le défenseur des intérêts du client lors qu’il y a des contentieux à régler mais la profession tend à évoluer vers la conciliation et la médiation des conflits. Il a aussi un rôle d’aide et de conseiller précieux quel que soit son domaine d’intervention.
  • Juriste en cabinet d’avocats : il est possible, directement après une L3 de droit, d’intégrer un cabinet d’avocat pour travailler comme juriste.
  • Magistrat : il rend les jugements et fixe les sanctions ou les peines. Le seul moyen de devenir magistrat est d’intégrer l’École Nationale de la Magistrature située à Bordeaux et accessible sur concours uniquement après un bac + 4. « L’ENM est à la justice ce que l’ENA est à la politique. Seulement 10 à 20 % des candidats sont reçus. » Plus d’infos sur la prépa “égalité des chances” de Douai : www.enm.justice.fr
  • Notaire : il est l’acteur incontournable pour l’enregistrement des actes officiels (contrat de mariage, achat de biens immobiliers…) car il est le seul à pouvoir le faire. Le métier de notaire est en pleine évolution vers un rôle de conseil et de gestion du patrimoine.
  • Huissier : il procède à des constats et des saisies d’acquisition notamment lorsqu’une personne physique ou morale a contracté trop de dettes. « C’est un métier qui n’a malheureusement pas très bonne réputation, regrette Nicolas Desrumaux, bien souvent, l’huissier est l’étape ultime avant l’éviction du logement et la mise à la rue de la personne. Mais il a un rôle positif car c’est peut-être le dernier avec lequel on peut conclure un arrangement avant la faillite personnelle. Il est le dernier rempart et possède un rôle de conseil. »
  • Commissaire priseur : il évalue les biens et va procéder à une vente aux enchères. Une expertise qui nécessite une connaissance de l’histoire de l’art et une sensibilité artistique.

Les trois années de droit sont bien souvent  insuffisantes pour se lancer dans une carrière

Faut-il forcément rester dans le droit chemin ?

La Licence de droit constitue le premier tremplin pour accéder aux études juridiques. Elle permet d’acquérir les connaissances et compétences en droit civil, droit pénal, droit commercial, droit des sociétés, droit administratif… pour soit s’insérer dans la vie active en devenant juriste d’entreprise par exemple ou en passant les concours administratifs de la fonction publique ; soit envisager une poursuite d’études. « Le droit mène à tout, à condition d’en sortir, il ne faut pas s’enfermer dans le droit, conseille Nicolas Desrumaux. Les trois années de droit sont bien souvent  insuffisantes pour se lancer dans une carrière, ce sont des années de découverte. Une poursuite d’études avec une spécialisation – pas forcément juridique – est presque indispensable. Elle offre également des meilleures possibilités pour l’évolution de carrière. » Il est par exemple possible d’envisager une école de commerce et de management, une expérience internationale et même de passer le diplôme d’infirmier ! « Après une licence de droit et un diplôme d’infirmier en deux ans, on peut ouvrir une crèche, il y a une forte demande en ce moment. »

Les autres débouchés possibles

– Assistant parlementaire (il est chargé de conseiller les élus)

– Directeur d’établissement pénitencier

– Directeur d’établissement hospitalier

– Directeur d’EHPAD

– Commissaire aux armées

– Juriste au sein d’un ministère

– Carrière internationale (UE)

– Travailler dans une ONG


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