Comment intégrer une grande école ?

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Qu’est-ce qu’une grande école ? Comment choisir son école ? Comment y entrer ? Qu’en pensent les entreprises ? On vous explique tout sur les grandes écoles.

 

Qu’est-ce qu’une grande école ? Comment choisir celle qui vous convient ?

Il existe plus de 220 grandes écoles d’ingénieurs et de management en France. Les grandes écoles forment 8% des étudiants de l’enseignement supérieur. Comment choisir ? Le choix d’une école est un exercice particulièrement difficile tant l’offre est riche. En optant pour telle école d’ingénieurs ou de commerce, ce n’est pas seulement un diplôme que l’on choisit : c’est aussi une philosophie, une identité, une notoriété. En dehors des programmes et des pédagogies communes à de nombreuses écoles, sur quels autres critères choisir son établissement ? En premier lieu, assurez-vous qu’elle soit reconnue par l’État. Ensuite, intéressez-vous aux visas, labels et autres habilitations affichés. D’autres critères comme le contenu des programmes, les partenariats à l’étranger, les relations avec les entreprises, l’insertion professionnelle et le réseau des anciens sont autant d’éléments à prendre en considération.

Le choix d’une école est un exercice particulièrement difficile tant l’offre est riche.

 

Comment intégrer une grande école de commerce ou d’ingénieurs ?

La prépa reste encore aujourd’hui privilégiée pour intégrer les grandes écoles. Mais d’autres voies existent. Les offres de formation en cinq ans après le baccalauréat ont connu un fort développement. 90 écoles d’ingénieurs post-bac offrent ainsi plus de 11 000 places. Les écoles de management post-bac sont en revanche moins nombreuses. Chaque année, près d’un tiers des admis dans ces établissements ne sont pas passés par une prépa. Ils sont souvent titulaires d’un BTS/DUT ou d’une Licence 2. Pour recruter, ces écoles ont choisi de s’associer et d’organiser en commun leurs concours. Il existe aussi des «Prépas diplômantes», à l’image de l’ESDHEM (SKEMA Business School) qui propose deux filières, en gestion et en droit (en partenariat avec l’ULCO et Lille 2). La «Prépa grandes écoles» commerce ou ingénieurs de la Faculté de gestion, économie & sciences (FGES) de la Catho. Sans oublier la prépa commune ECE/licence de gestion proposée par le lycée Jean Bart et l’Université du Littoral Côte d’Opale.

 

Qu’est ce qu’un IAE ?

En quelques années, les IAE Lille, Valenciennes et Amiens ou la FFBC et l’IMMD, se sont imposées comme de véritables «business schools» publiques dans le paysage de l’enseignement supérieur français. Composantes des Universités, ces écoles comptent des milliers de diplômés et proposent plus d’une centaine de diplômes d’État, de la licence au doctorat. Ces établissements qui s’inspirent directement des Business schools anglo-saxonnes ont de quoi séduire : frais de scolarité universitaires, réseaux des anciens, enseignants-chercheurs, professionnels, labels prestigieux (CRGE, Qualicert). Pour candidater dans certaines formations comme les IAE, vous devez passer le Score IAE-Message.

 

Que pensent les entreprises des grandes écoles ?

Neuf recruteurs sur dix ont une opinion positive des grandes écoles. Interrogées sur les principales qualités de ces diplômés, les entreprises avancent qu’ils sont à l’aise à l’oral (90%), motivés et investis (89%), bien formés et compétents (84%), qu’ils ont une bonne capacité d’adaptation (80%), un bon niveau en langues étrangères (77%) et de l’expérience professionnelle (69%). Pour les qualités professionnelles, 74% des recruteurs estiment que les candidats disposent de capacités managériales (analyse, prise de recul, créativité, agilité et décision). Seule ombre au tableau : ils ne maîtrisent pas bien les codes du monde du travail.

 

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Avis sur les grandes écoles

«Huit français sur dix déclarent avoir une bonne opinion des grandes écoles» c’est ce que révèle une enquête TNS/Sofres commandée par la Conférence des grandes écoles (CGE). Elles sont notamment appréciées pour leurs «cours de qualité» (90% des sondés), leur «reconnaissance à l’international» (86%), «l’accompagnement et le suivi des étudiants» (83%) et leur «adaptation au monde actuel» (73%). Enfin, 72% des interviewés pensent qu’une formation qui sélectionne ses étudiants «offre un diplôme mieux reconnu sur le marché du travail». Pour autant, si l’enquête démontre un plébiscite général, les grandes écoles et les classes prépa effraient en raison du coût des études et de leur sélectivité. Une forme «d’autocensure» contre laquelle la Conférence des grandes écoles souhaite lutter. En effet, la CGE a fait de l’ouverture aux élèves les moins favorisés socialement un de ses principaux chantiers. Pour preuve, plus de la moitié des grandes écoles membres de la CGE comptent aujourd’hui plus de 30% de boursiers dans leurs effectifs, contre seulement 20% il y a cinq ans. D’autres pistes de financement existent, comme l’apprentissage, qui représente un peu plus de 10% des diplômés Grandes écoles.

 

Classement des grandes écoles

Les écoles de commerce de la région réalisent une belle performance dans le palmarès l’Étudiant. L’EDHEC occupe la 5e place, suivies de l’IÉSEG et de SKEMA respectivement en 8e et 9e position.

Regroupement des grandes écoles

Après l’annonce de la fusion des Mines Douai et de Telecom Lille et de LaSalle Beauvais et l’Esitpa c’est au tour de Centrale Lille, l’ENSAIT et l’ENSCL d’envisager un rapprochement qui pourrait donner naissance à un établissement unique à l’horizon 2018.

Une prépa techno

Il existe une trentaine de classes préparatoires, (voie technologique), préparant aux grandes écoles. Accessible aux bacs STMG, cette prépa proposée par Gaston Berger, mène aux concours d’entrée des meilleures business schools.

 

En chiffre :

Huit jeunes diplômés de grandes écoles sur dix trouvent un emploi moins de six mois après leur sortie d’école, et plus de neuf étudiants sur dix entre 12 et 15 mois après l’obtention du diplôme.    (Source : CGE)

 

Portrait :

Camille-HEICamille, 22 ans en 4e année à HEI

«J’ai rejoint HEI après mon Bac S car je souhaitais intégrer une école en cinq ans pour bénéficier à la fois d’une formation au métier d’ingénieur et de la vie étudiante. Le programme me permet d’avoir un parcours d’ingénieur généraliste et de découvrir des enseignements très variés, ce qui me guide dans mes choix. L’année dernière, par exemple, j’ai pu travailler avec d’autres étudiants sur un projet d’aménagement de friches et la création d’une smart city (ville intelligente). Une fois diplômée, j’aimerais trouver un poste d’ingénieur-manager dans ce domaine».


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