Un Job étudiant à tout prix ?

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Pour joindre les deux bouts, deux tiers des étudiants occupent un emploi en parallèle de leurs études. Une double vie qui n’est pas sans risque.

 

La précarité étudiante

Baby-sitter, hôte/hôtesse d’accueil, serveur, employé de restauration… La liste pourrait s’étirer encore et encore. Quand vient la rentrée, les propositions de petits boulots affluent et les candidats se bousculent au portillon, à la recherche d’un précieux sésame pour soulager leurs finances. Il est des réalités qu’on ne peut plus ignorer : depuis ces dernières années la précarité touche également le milieu estudiantin.
Le soutien financier des parents et les différentes aides (bourses, APL etc.) ne suffisent pas à couvrir tous les frais : coût d’inscription (surtout dans le privé), transport, matériel, nourriture, logement. «Les jeunes qui sont étudiants aujourd’hui ont besoin de plus en plus de travailler parce que les parents ne peuvent pas subvenir à la totalité des besoins», confirme Violaine Colaert, chargée de communication au Centre régional information jeunesse (CRIJ) de Lille.

le mensuel l’Étudiant estimait à 73% le pourcentage d’étudiants qui travaillaient pour financer leurs études.

 

15 à 20 heures par semaine, pas plus !

En septembre 2014, le mensuel l’Étudiant estimait à 73% le pourcentage d’étudiants qui travaillaient pour financer leurs études. Si les chiffres n’ont pas beaucoup bougé aujourd’hui, c’est la durée qui interpelle : près de la moitié d’entre eux (46,8%1) occupe un emploi plus de six mois dans l’année. Le travail salarié est un atout sur le CV, mais il peut avoir des conséquences sur les résultats ; des études ont montré qu’un étudiant salarié avait moins de chances de réussite aux examens. «Ce n’est pas toujours pratique mais on est obligé. Il faut jongler entre le boulot et la fac avec environ 25 heures de cours par semaine plus le travail à la maison qu’on ne compte pas», confie David étudiant en histoire à Lille 3, prêt à «charbonner» mais pas à n’importe quel prix ! «On m’a proposé un contrat de 30 heures par semaine, j’ai dit non.» Pour mener les deux fronts : cours et job étudiant, un contrat entre 15 et 20 heures hebdomadaires est amplement suffisant.
1Chiffre de l’Observatoire national de la vie étudiante

 

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Portrait

portraitDavid, 21 ans, L3 histoire à Lille 3

«Les années précédentes je ne travaillais pas, mais là j’ai besoin d’un boulot pour payer mon loyer, manger, vivre quoi. Les jobs étudiants c’est devenu indispensable même si ce n’est pas toujours pratique pour bosser les cours. J’ai fait un emploi saisonnier en juillet en Belgique, sur les plages et j’ai consacré tout le mois d’août à rechercher un emploi pour la rentrée. Je cherche dans tous les secteurs, pas forcément quelque chose qui me plaira je le sais, mais j’en ai besoin au plus vite. Un emploi de serveur avec les services le midi, c’est ce qui me conviendrait le mieux.»

 

EN SAVOIR PLUS

Conseils pour optimiser sa recherche

Si les plus prévoyants s’y prennent dès le mois d’août, la majorité des recherches se font lors de la première quinzaine de septembre. Agences d’intérim, salons, candidatures spontanées, tous les moyens sont bons pour maximiser vos chances. A noter qu’en dehors des secteurs du commerce et de la restauration où il est encore bon de venir candidater en personne, l’essentiel du recrutement se fait via les sites internet. Petit détail pour candidater : envoyez toujours CV et lettres de motivation au format PDF. Gardez toujours quelques CV sur vous, bon nombre de commerçants font savoir sur leur vitrine qu’ils sont à la recherche de personnel à temps partiel. C’est là où vous pourrez faire la différence. Parmi les autres secteurs qui recrutent : le baby-sitting, télémarketing et l’événementiel (Stade Pierre Mauroy pour les matchs du LOSC).


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