Troisième Révolution Industrielle : sensibilier et former aux métiers de demain

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L’ensemble de la communauté éducative est fortement impliquée dans la troisième révolution industrielle. Outre la question durable, le défi est avant tout de sensibiliser et de former les jeunes aux métiers de demain. Pour cela, les universités et les grandes écoles se sont engagées dans des projets ambitieux en lien direct avec la troisième révolution industrielle, à l’image de «l’Université Zéro Carbone”, «SunRise» ou encore  «Live Tree». Ces projets sont par ailleurs la parfaite illustration d’une collaboration réelle entre les universités, les centres de recherches, les laboratoires privés, les clusters d’entreprises innovantes. Par ailleurs, des sciences humaines à la santé en passant par le Droit, tous les étudiants seront concernés directement ou indirectement par la troisième révolution industrielle.

 

Université Zéro Carbone

Pilotée par la Communauté d’Universités et d’Établissements Lille Nord de France (COMUE), le plan «Universités Zéro Carbone» (UZC) mobilise les six universités publiques de la région (Lille I, II, III, l’Artois, l’ Université du Littoral Côte d’Opale et l’Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis), l’Université Catholique de Lille et près de 160 000 étudiants. UZC a pour objectif de limiter au maximum les émissions de gaz à effet de serre générées sur les campus. L’idée c’est que les campus deviennent des lieux d’apprentissage de la transition énergétique, écologique et économique par le contenu des formations mais également dans les pratiques de la vie quotidienne. «Comme les villes en transition, les universités peuvent être à l’origine d’un mouvement international de transition et faire entendre leur voix dans le débat mondial sur l’environnement et le climat» explique Sandrine Rousseau, vice-présidente en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche. Au delà d’un simple projet écologique, le plan UZC impactera tous les aspects de vie universitaire : formation, recherche, performance environnementale, maîtrise des flux et des ressources, conditions de vie des étudiants, etc.

 

Sunrise

La ville du futur, intelligente, durable et connectée, s’invente à Lille 1 avec le projet SunRise. Coordonné par Isam Shahrour, enseignant-chercheur spécialiste en génie civil, le projet SunRise a pour vocation d’associer développement durable et ville intelligente connectée. L’intérêt du projet est de travailler sur le déploiement des technologies de Smart Grids (réseau de distribution intelligent) sur les réseaux d’eau, mais aussi sur les interactions entre les différents réseaux de la ville (électricité, gaz, eau, chaleur, éclairage public, etc.) et les usagers. Pluridisciplinaire, le projet réunit des étudiants de Lille 1, l’Artois, des élèves ingénieurs des Mines Douai, Centrale Lille, HEI-ISA-ISEN. Ainsi que de nombreux partenaires publics et privés (opérateurs de réseaux, collectivités, start-up…). Grâce à SunRise, la région pourrait devenir learder mondial dans le développement et le redéploiement du concept de la ville intelligente… et recruter bon nombre d’ingénieurs et de techniciens.

 

 

Live Tree

Efficacité énergétique, énergies renouvelables, ingénierie de la construction, planification urbaine, technologies de la communication… Les énergies positives occupent une place de choix dans la troisième révolution industrielle. Imaginez que tous les bâtiments deviennent des microcentrales énergétiques, pouvant s’autoalimenter, produire de l’énergie voire la stocker ! ça vous paraît improbable ? Pourtant c’est déjà la réalité à l’Université Catholique de Lille avec «Live Tree» dans le quartier Vauban. «A travers ce projet, nous souhaitons aménager un Campus universitaire en transition, véritable outil d’éducation pour les étudiants» explique Pierre Giorgini, Président-Recteur de l’Université Catholique de Lille. Plusieurs bâtiments (Ecole des Masters, Maison de la Recherche…) sont équipés de panneaux solaires à boules et de micro éolienne. La chapelle Saint Paul par exemple, produit grâce à la dynamo ou la piézoélectricité de l’énergie stockée ensuite dans des condensateurs à hydrogène. « Un bâtiment qui consomme la journée pourra partager son énergie produite, son recyclage de déchets avec d’autres bâtiments, dans une vraie démarche d’écoquartier et de réseaux intelligents », ajoute Pierre Giorgini. Autre priorité de la Catho : former tous les étudiants aux nouveaux modèles économiques, comme l’économie circulaire, de la fonctionnalité… et favoriser l’esprit d’entreprendre !


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